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Top 2008 Jet Set de Ruelle
Spectacles
24 octobre 2008
Sonia Ghaya

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photo Pierrick Patry Gobeil

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photo Pierrick Patry Gobeil

Le Divan Orange était plein à craquer hier. La venue de We Are Wolves y était pour quelque chose. Les louvetaux avaient répondu massivement à l’appel des jeudi Dare To Care/Grosse Boîte et avec raison. C’est donc dans cette toute petite salle, que le public déchaîné a dansé toute la soirée sur les rythmes électro-punk et totalement magique livrés par les trois chefs de la meute sans l’aide du traditionel magicien.

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photo Pierrick Patry Gobeil

22h15, le spectacle commence avec Organ Mood, un groupe composé de Christophe Lamarche, compositeur et Mathieu Jacques, artiste visuel. Un duo électro-psychédélique assez particulier. Christophe Lamarche est à l’avant-scène et s’occupe du synthétiseur, tandis que Mathieu Jacques est au rétroprojecteur. Celui-ci dessine durant les solo de Christophe. Organ Mood, porte bien son nom et offre une musique d’ambiance, dans le style des longues bandes-sonores de films. Ils ont offert au Divan Orange une prestation tout en simplicité. De courte durée, elle n’a réussi qu’à titiller l’intérêt du public, trop impatients de voir le trio We Are Wolves s’emparer de la scène.

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photo Pierrick Patry Gobeil

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photo Pierrick Patry Gobeil

23h15, les loups débarquent. Alexander entame le spectacle avec des longs chants de gorge ponctués de sons émis par les coups de pied donnés à sa guitare. Ça promet. Par la suite, Walk Away retentit dans les hauts-parleurs. Ça y est, la foule se garoche partout, les spectateurs sont en transe, la soirée s’annonce électrisante. Ils enchaînent leur succès, un à la suite de l’autre, sans aucune pause. Ils sont en forme et donnent tout ce qu’ils ont, même des nouvelles chansons pour le plus grand plaisir du public. Tout y est, pour faire de ce spectacle un des meilleurs de la formation. Il surclasse et de loin celui donné dans le cadre du Festival de Jazz. L’énergie du chanteur Alexander est contagieuse. Il ne jase pas beaucoup, il hurle parfois qu’il veut de la vodka, mais la conversation s’arrête-là. Ce qui ne semble pas déranger les gens. C’est son interprétation et sa gestuelle qui capte le plus l’attention. Il donne l’impression d’être possédé. On a même eu droit à un semblant de crise d’épilepsie durant un de ses solos à la guitare. Il prend le temps aussi de dédicacer I wrote your name on my kite, à sa petite fille. Un petit segment touchant et sincère du spectacle. Le tout se termine sur Magique. Les spectateurs en redemandent. Le groupe se lance dans trois interprétations sauvages et très rock de Little Birds, T.R.O.U.B.L.E et Non-stop. Alexander pique un plongeon et tombe sur la batterie, histoire de terminer le spectacle comme il se doit, de manière trash, chaotique à l’image de leur musique. Il reste là étendu, quelques minutes. Un sentiment de malaise et d’euphorie parcourent la salle. Alexander se relève, souris et quitte la scène non sans donné encore quelques notes de musique au passage. Tout mouillé, en sueurs, les cheveux collés sur le front, les louvetaux prennent la porte de sortie. `

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photo Pierrick Patry Gobeil

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photo Pierrick Patry Gobeil

We Are Wolves a su marquer son territoire encore une fois en cette nuit du 23 octobre au Divan Orange. (Sonia Ghaya)

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photo Pierrick Patry Gobeil

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