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Disques
A&M/Universal Se pourrait-il que nos garagistes suédois tant chéris soient rendus à la croisée des chemins? On s’imagine mal The Hives bénéficier d’une telle aura pour les productions subséquentes tellement le coffre à outils est couronné pour ce «first perfect album of the world». Malgré un glaçage riche en glucides rarement égalé pour un groupe de ce genre (tournées mondiales avec Maroon 5, chanson thème pour les catcheurs de la WWE, collaboration du loubard Pharrell Williams sur deux titres), il n’y a heureusement pas de souci pour ce quatrième album au compteur, celui-ci cognant dans ses moindres faux plis. Non satisfait du succès en demi-teintes de son Tyrannosaurus Hives de 2004 (qui aurait dû le propulser davantage en orbite), le quintette IKEA se la joue quand même un brin plus subtil sur cet exercice distrayant aux refrains fédérateurs, cimentant ainsi son statut de groupe phare du garage qui se joue les amplis à 10. Délaissant tranquillement ses influences 50’s pour des ambiances davantage puisées dans un rock stéroïdien des années 70, cette bande dessinée auditive risque de plaire à un public plus large. Cependant, malgré toutes les épithètes, un fait demeure: se peut-il qu’on s’emmerde un peu en attendant les refrains bénis? (JNL)
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