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Audiogram/Sélect Ils ont nombreux à s’en réclamer. Pourtant, Les Chiens demeure trop peu connu auprès du grand public (faute peut-être d’un grand hit fédérateur). Bien avant que des formations comme Malajube produisent des albums de calibre international, Les Chiens enregistrait La nuit dérobée, nœud gordien de son œuvre, album qui autant dans ses arrangements folk-rock méticuleux que dans ses textes et dans ses mélodies, est un des plus grands albums du Québec, point final. Éric Parazelli mentionne, dans un éclairant texte de pochette, que «Les Chiens n’ont jamais usé de stratégies marketing démoniaques, d’approches médiatiques racoleuses ou d’opération charmes savamment étudiées». Cela est vrai, il faut saluer l’opiniâtreté de la bande à Éric Goulet, bien qu’il ne faille pas se surprendre que chez des gars pour qui «l’amour est une perte de contrôle et la vie une leçon de rock’n’roll», le long sentier ait été le chemin à privilégier. En attendant que des albums comme La nuit dérobée et Debout soient rendus disponibles au plus grand nombre, cette anthologie permet de constater à quel point Goulet est un de nos plus grands paroliers («les gens sont beaux l’après-midi / mais Montréal est plus belle la nuit/ si tu es là je reste aussi / à regarder les rues qui luisent / presque un peu trop après la pluie») et que Nicolas Jouannaut, Olivier Renaldin et Marc Chartrain ont toujours su faire ce que de bons musiciens doivent faire avec d’aussi grandes chansons entre les mains: s’imprégner de l’émotion et tout donner. (DT)
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