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Disques
EMI/Fusion3 Le roi de la pop raffinée, Étienne Daho, est de retour avec un neuvième album studio, onze chansons comme autant de volontés de métisser la sincérité du rock et la fatuité de la pop. Comme sur son excellent Corps et armes datant de 2000, l’Algérien d’origine habille ses chansons de superbes couches de cordes (David Sinclair Whitaker aux arrangements et à la direction), donnant une touche baroque (L’adorer) à ses confessions et à ses textes qui, entre trivialité et poésie, laissent toujours de la marge de manœuvre à l’auditeur, fier de marcher à côté de Daho, plutôt que derrière. Une superbe invitation écrite avec soin, constituée de chansons aux structures toujours aussi daoesques (exit les schémas classiques couplet-refrain-couplet). Plusieurs grands moments, entre le timbre volatile de Daho, les guitares éthérées de ses complices et la solide section rythmique. Malgré quelques faiblesses, un disque qui s’insère sans gêne dans la discographie de Daho. (DT)
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