RECHERCHER :

Reportages et entrevues
2 octobre 2007
Stéfane Campbell

Avis aux intéressés: Puzzles Crew veut conquérir le monde. Avec son hip-hop fortement teinté de r&b et de soul, les trois réalisateurs, producteurs, scripteurs, acteurs et musiciens (ouf…) arrivent ce mois-ci avec un premier opus complet Désolé mon cher (Puzzles Records). Galette qui s’adresse aux amateurs de grooves lancinants et de flows qui traitent d’amour, de sexe et de la rue, sauce états-unienne en prime. Un premier extrait et vidéo, Sexy Girl, titre pour le moins évocateur, parcourt d’ailleurs déjà la toile et les planchers de danse. Rencontre fébrile avec le trio à l’aube d’un lancement.

Ce que l’on peut entendre sur l’album est hip-hop, certes, mais qui ratisse aussi large. Quelles seraient vos inspirations principales?
Don Slack: Plusieurs choses. On est des amants de la musique avant tout, alors autant de Marvin Gaye que de Jay-Z. L’album se compose d’ailleurs de plusieurs références, autant rock qu’acoustiques que reggae et de beaucoup de soul. C’est quelque chose de nouveau, je pense. Pour le Québec du moins. Parce qu’en plus du mélange des genres, il y a plusieurs langues qui s’y côtoient: français, créole, anglais, italien.
Juice: Et pour renchérir, on fait quelque chose de plus américain, c’est sûr, notamment pour les chansons plus commerciales. Toutefois, il y a plusieurs autres pièces sur l’album qui ont une tout autre saveur, une autre inspiration.
Five: Le premier vidéoclip (Sexy Girl) est aussi quelque chose de très américain aussi. C’est ce que l’on recherchait.

Parlant du vidéoclip qui, disons-le, ne fait pas dans la subtilité, avez-vous reçu des commentaires ou réactions à venir jusqu’à maintenant?
F: Quelque 6000 personnes sont allées le voir en trois semaines. À date, les gens ont bien aimé être dans notre position!
J: Mais plus sérieusement, les gens aiment beaucoup la pièce en premier lieu. C’était une chanson qui jouait déjà dans les clubs. Ç’a pris de l’envergure à ce niveau-là, c’est certain. Et pour ce qui est de l’esthétique, c’est quelque chose que l’on veut cultiver.
DS: On aime la beauté en fait, tout ce qui visuellement beau. Les vidéoclips devraient rester dans la même veine aussi. Une qualité esthétique qui ramène aux belles choses agréables à l’œil.
J: Et il ne faut pas oublier qu’avec le titre de la pièce, on devait mettre l’emphase là-dessus [série de plans où déambulent des filles à moitié nues sous le regard de jeunes hommes qui salivent]. Mais ce n’est pas que ça non plus. D’ailleurs, le clip qui sortira à la fin du mois consistera en une tout autre vibe, plus axée sur le côté rue des jeunes. Les thèmes vont avec les chansons.

Vous l’avez dit vous-même un peu plus tôt, vous vouliez présenter quelque chose de très américain. C’est un marché que vous visez?
En chœur: oui!
J: Définitivement. Surtout avec notre maison de disque (Puzzles Records) sur laquelle on voudrait pousser plusieurs autres artistes aussi. Et nous, pour le prochain album, on vise la France. Parce que la majorité de nos textes sont en français.
DS: On a aussi eu plusieurs demandes de collaboration de la part des États-Unis et du Canada anglais. Plusieurs possibilités de featuring entre autres. Mais nous devons nous concentrer sur Désolé mon cher pour le moment. Une chose à la fois.

www.myspace.com/puzzlescrew

Pas encore de commentaire. Laisser un commentaire