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«I think Canadian bands fucking rules, man!» Voilà comment Chris, chanteur et guitariste de la formation ontarienne qui lançait son surprenant album The Great Awake début septembre, explique la signature du groupe sur l’étiquette californienne Fat Wreck Chords relativement peu de temps après The Sainte Catherines. «C’est assez malade. On a encore de la misère à croire qu’on en soit arrivé là. On est jeunes et on a toujours trippé sur FAT. On est très chanceux et on le sait. On espère faire un peu d’argent avec notre musique ici et là mais tant qu’on peut rester en vie, c’est suffisant pour nous. We’re stoked man!», dit Chris qui, comme tous les autres membres du groupe, a décidé de ne pas s’inscrire à l’université après avoir terminé son secondaire pour faire de son groupe sa priorité dans sa vie. Au cours des dernières années, le groupe a découvert beaucoup de choses à propos de la vie en général et c’est ce que le titre du nouvel album exprime. «Sur cet album, les sujets sont beaucoup plus personnels, comparé au précédent qui était plus politique. Beaucoup d’événements se sont passés: des bonnes choses, des mauvaises, on a perdu des amis, des blondes, des amitiés sont mortes. Puis on a tourné beaucoup et rencontré des gens pas mal sketchy mais aussi des personnes incroyables. J’imagine que c’était un peu comme une grande aventure dans laquelle on a un peu réalisé où on en était dans la vie. L’album a peut-être un côté sombre et triste, mais on n’a pas fait ça de façon consciente et en bout de ligne, il en ressort un message optimiste qui dit genre “il y a une lumière au bout du tunnel, essaye de garder le sourire, entoure-toi de personnes que tu aimes, fais ce qui tu veux vraiment faire et fuck everybody else”», explique Chris avec beaucoup de conviction. Alors que l’album était disponible en prévente pour le bas prix de 8$ sur le site de Fat Wreck Chords, le chanteur convient que les choses changent dans le monde de la musique avec les albums qui sont pratiquement toujours disponibles sur Internet au moins une semaine avant leur sortie. «Pour la scène punk rock, c’est probablement la meilleure chose qui peut arriver parce que ça permet aux gens de l’entendre et de s’en faire une idée sans avoir à faire une campagne de promotion dégénérée. Disons que personne ne va s’ennuyer de l’époque où les CD se vendaient 20$ en magasin.» Puis quand est-il des groupes que les labels vont signer aujourd’hui? «Je pense qu’ils cherchent à signer des groupes qui n’ont pas une attitude de rock star, qui n’ont pas de gros ego. Juste des groupes qui sont prêts à travailler parce que c’est vraiment ce que tu dois faire. Il y a des millions de groupes et tu dois te démarquer en étant prêt à mettre toute l’énergie nécessaire à ça. Ça fait cinq ans qu’on travaille fort et on ne se croit pas supérieurs à personne. On respecte tous les groupes avec qui on joue et les gens qui viennent à nos shows. On aime jouer de la musique mais c’est les gens qui chantent à nos shows qui créent la meilleure ambiance au monde alors ils ont tout notre respect.»
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