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PODCASTS

Reportages et entrevues
1 juin 2007
Alexis Charlebois-Laurin

Vous ennuyez-vous du son des formations comme Unbroken, Undertow, Chokehold et compagnie? De cette scène hardcore où le son sale et l’énergie des groupes ne les rendaient que plus poignants? C’est ce que le quintette composé de vétérans de Burlington, Ontario a voulu ramener sur la table en fondant To The Lions et avec son premier album nommé Baptism Of Fire. Un hardcore joué avec passion et pour les bonnes raisons. Ça ramasse. Dans le bon sens du terme.

Pourquoi un nom de groupe comme To The Lions?
Matt Jones: Ça vient au départ de ce que je pense des religions organisées et du fait que des humains avaient l’habitude d’être lancés aux lions par simple divertissement dans les colisées romains. En plus, ça donne place à de bons résultats graphiques.

Baptism Of Fire? Ce n’est pas le premier album d’aucun des membres pourtant…
Non mais c’est la première fois, pour moi du moins, que j’ai vraiment écrit et joué le genre de musique que j’aime vraiment et que j’écoute depuis les 15 dernières années. Tous les autres groupes dans lesquels j’ai été demandaient des compromis parce que c’étaient des gars avec des goûts complètement différents qui écrivaient de la musique ensemble. Dans To The Lions, tout le monde est sur la même longueur d’onde à 100% et nous avons un amour commun pour les mêmes groupes. Nous n’avons jamais été capables de faire quelque chose comme ça jusqu’à maintenant.

Pourquoi justement se concentrer autant sur le son du début et du milieu des années 90?
C’est juste le son avec lequel nous avons grandi. J’ai commencé à aller dans les shows, jouer dans des bands et m’impliquer dans la scène hardcore à la fin des années 80-début 90. Je crois que la scène hardcore plus underground d’aujourd’hui est encore très connectée avec celle des années 90 parce que c’est juste avant qu’elle n’explose pour devenir plus commerciale.

De quels aspects de la scène hardcore d’aujourd’hui voulez-vous vous tenir loin?
Je pense que le hardcore d’aujourd’hui est devenu trop facile. Avant MySpace et les message boards, tu devais vraiment chercher pour trouver des groupes, leurs albums, et tu devais faire des road trips pour les voir jouer. C’était difficile mais c’était une bonne partie de ce qui était le fun. Aujourd’hui, les gens ne font que s’asseoir derrière leur ordi. Il y a certainement du positif à ça, mais la chose a été pervertie et prise d’assaut par les major labels et même certains indies qui sont devenus des machines à faire de l’argent. La majorité des gros groupes aujourd’hui ne sonnent pas très différemment de Nickelback selon moi. La seule différence est leur image qui a été soigneusement étudiée.

Que penses-tu du retour de groupes comme Bad Brains, 108 et Damantion AD?
Je trouve ça incroyable qu’ils fassent encore ça et sonnent encore bien. Ils ne jouent pas un style de musique qui les rendra riches mais ils le font depuis des années, voire des décennies, et la seule raison que je vois de le faire est qu’ils aiment jouer de la musique et on doit respecter ça.

Quelle est ta chanson préférée de Chokehold et Integrity?
C’est une difficile celle-là…Chokehold: Burning Bridges ou Anchor sur son EP Instilled. Puis pour Integrity: Hollow sur Humanity Is The Devil qui est de loin son meilleur album.

www.tothelions.ca

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