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PODCASTS

Reportages et entrevues
1 juin 2007
Jean-Nicolas Labrie

Depuis sa création au beau milieu des années 90, cet orchestre américain originaire de Portland, Oregon connaît un succès planétaire grâce à sa musique éclectique inspirée d’une variété de genres musicaux, avec un goût fort prononcé pour la musique de type easy listening. Fondé par Thomas M. Lauderdale, pianiste de formation classique et prestigieux diplômé de Harvard, ce big band hollywoodien des temps modernes s’inspire tout autant du jazz sud-américain que de l’esthétique music-hall des années 40.

Parmi les plus beaux moments de sa carrière, il faut remonter jusqu’en 1998. Le groupe se produit lors d’un gala de bienfaisance dans une ambiance particulière qui est loin de lui faire défaut, à savoir une soirée de bal organisée dans le cadre du Festival de Cannes. C’est le début d’une belle histoire entre le groupe lui-même et les ambiances cinématographiques un brin rétro. Dans les années qui suivirent, le groupe continue de sillonner le Vieux Continent et se produit dans divers pays: la France, l’Espagne, le Portugal, la Belgique, la Suisse, la Grèce, la Turquie, Taïwan, le Liban… «L’un de nos objectifs est de faire de la musique qui plaît à des gens très différents, peu importe qui ils sont et d’où ils viennent. Nous jouons la même musique peu importe l’endroit, que nous soyons dans un village agricole de l’Oregon, en France, en Turquie, explique le pianiste Lauderdale sur le site web officiel du groupe. Nous sommes un peu des archéologues de la musique, nous assemblons des mélodies et des rythmes de différentes régions du monde, pour ainsi créer quelque chose de moderne.»

Sept longues années après un premier album couronné de succès (le bien nommé Sympathique de 1997), le groupe lance son deuxième album, Hang on Little Tomato, un disque qui malgré la longue attente (et le danger de tomber dans l’oubli) connaît un beau succès. Le groupe attend trois autres années pour sortir son plus récent opus, Hey Eugene, paru en mai dernier. Multipliant les clins d’œil à Nat King Cole (Everywhere), aux chansons des films d’Almodóvar (Mar Descondida) et aux ambiances des films de Bollywood (Bukra Wba’do), Hey Eugene est un beau disque de musique mollo, parfait pour les petits soupers entre amis ou les inévitables séances de ménage hebdomadaires. En clôture du disque, la chanteuse China Forbes invite Jimmy Scott pour une reprise intouchable de Tea For Two qui ravira certainement Irving Caesar, compositeur de la chanson, s’il l’entend de là où il est.

www.pinkmartini.com

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