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Disques
Indépendant Véritable ovni dans son domaine, Karry Walker surprend sur Foamy Lather, le deuxième album de son projet Ultralash. Malheureusement pour elle, la démarche de Walker est presque plus intéressante que son CD. Membre d’un collectif surnommé The Immersion Composition Society, les participants de cette société improvisée s’amusent régulièrement en tentant d’écrire et enregistrer un maximum de pièces (le but étant d’en faire au moins une vingtaine!). Le soir venu, ils se réunissent pour écouter le résultat final. Foamy Lather se veut donc une version revampée des créations de Karry endisquées lors de ces marathons musicaux. Bien qu’Ultralash évolue dans un genre plutôt liché d’habitude, Foamy Lather est un compact nerveux où la voix lascive de Karry se mêle à des instrumentations électroblues (sensuelle Like A Daisy) et même folky sur la charmante Dayglow. Cette urgence de livrer la marchandise est aussi le talon d’Achille de l’opus qui se retrouve avec autant de diamants bruts que de bides (on aurait pu facilement se passer de l’instrumentale Popeye Disco Guy qui est plutôt quelconque). Sans être le disque de l’année, on applaudit la zeitgeist l’accompagnant. Pour les amateurs de trip-hop qui n’ont pas froid aux yeux. (AP)
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