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Cinéma/DVD
3 octobre 2008
Fabbie Barthélémy

Réalisé par Allison Murray
Indépendant

À l’adolescence, c’est typique, on a une envie de partir en toute liberté dans un road trip sans véritable itinéraire où le destin planifie tout à votre place. Allison Murray a non seulement ressenti ce désir, mais elle a décidé d’en faire un film. La particularité de son documentaire réside dans le moyen de transport choisi: le train. Ce bon vieux train de marchandise que prennent quotidiennement des sans-abris voulant se déplacer à peu de frais. Une tradition que beaucoup de jeunes et de moins jeunes tentent de faire survivre malgré le danger, l’inconfort et l’illégalité de ce projet. Dans Train on the Brain, Murray part de Vancouver, traverse une bonne partie du Canada et finit par se retrouver dans un bahut états-unien. Lors de cette aventure sous forme de docu-réalité, on rencontre de nombreux marginaux et on goûte aux nuits froides, aux conditions sanitaires moyenâgeuses, aux longues heures d’attente et aux chaleurs accablantes, («a sauna in a blinder», affirme la réalisatrice). Il faut le mentionner: la réalisation n’a rien d’extraordinaire. Malgré tout, le film plaît et c’est probablement à cause de sa courte durée. La direction photographique s’inspirant du grunge, la trame sonore, elle, emprunte énormément (peut-être trop) aux succès de Beck. Train on a Brain a ses moments d’intimité ainsi que cette marginalité, cette juvénilité propre aux voyages. Il lui manque toutefois un peu de substance et d’audace. C’est assez étrange: autant on demeure ému devant la démarche sincère, autant on finit par se demander à quelle heure le train arrivera finalement à destination.
www.trainonthebrain.com

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