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Reportages et entrevues
20 novembre 2008
Alexis Charlebois-Laurin

Tim Barry… chanteur d’Avail, personnage charismatique qui roule son projet solo acoustique depuis 2-3 ans et sur lequel je trippe carré. J’avais essayé de l’interviewer il y a un an mais il n’y avait jamais eu de réponse au bout du fil au moment de mon appel. Il m’a avoué cette fois-ci que c’était la seule entrevue qu’il s’était engagé de faire et qu’il n’avait pas fait… Je me suis presque senti important pendant quelques instants. Tim se trouvait sur la route avec le crew du Revival Tour au moment de mon appel. J’ai eu des frissons quand il m’a raconté comment les choses se passaient avec Chuck Ragan, Ben Nichols et Austin Lucas puisqu’ils chantaient tour à tour leurs chansons. Je suis triste de ne pas avoir assisté à un de ces shows. Tim a été cool en crisse avec moi en répondant à mes questions à deux cents qu’il s’est fait poser des centaines de fois auparavant, en y répondant comme si elles étaient importantes et qu’on avait vraiment une conversation. Ce gars-là est vrai et raconte ses histoires de façon simple mais vraiment unique. Une espèce en voie d’extinction. Ah oui, j’ai fait cette entrevue parce qu’il sortait son nouvel album Manchester le 4 novembre. Puis aussi parce que c’était sur ma liste de choses à faire avant de mourir.

Comment se porte l’ambiance sur le Revival Tour jusqu’à maintenant?
Cette tournée a été absolument incroyable. J’ai fait plus de tournées que je ne peux en compter dans ma vie et celle-ci est la meilleure. La raison est une combinaison de l’organisation qui est parfaite et des gars avec qui je suis. C’était l’idée initiale de Chuck Ragan de faire cette tournée avec nous trois et il a vraiment bien monté ça.

Sur ton nouvel album, tu as une chanson nommée South Hill qui raconte l’histoire d’un jeune homme qui s’enrôle dans l’armée et se retrouve en Irak. Crois-tu qu’on doit blâmer les jeunes qui acceptent d’aller là-bas?
Non, pas du tout. Cette chanson est plus à propos de comment l’armée prend avantage des pauvres. Des jeunes hommes qui grandissent dans des familles qui n’ont pas beaucoup d’argent et qui se retrouvent dans des situations dans lesquelles ils n’auraient pas dû se retrouver. Dans plusieurs petites villes aux Etats-Unis, des gens s’enrôlent pour des raisons économiques parce qu’il n’y a pas de travail. Parce que la manufacture de textile a fermé, que la famille n’a plus d’argent et que la seule façon de s’en sortir est de joindre l’armée. Il y a tellement de publicités qui encouragent les jeunes à le faire, laissant miroiter qu’elle va payer pour tout. Puis ils se font envoyer outre-mer pour blesser des gens ou les tuer et je crois que c’est un gaspillage de vie terrible. Cette chanson parle de ça. Du coût humain de la guerre.

Es-tu anxieux de connaître le résultat des élections du 4 novembre?
Je crois que la politique américaine est une farce. Je crois que les gens impliqués ne sont rien d’autre que des acteurs qui ne pensent qu’à eux-mêmes et que le seul vote qui compte est celui de nos poches contre les grosses corporations qui contrôlent l’Amérique. J’ai une vision très nihiliste de la «grosse politique» aux États-Unis et je ne fais confiance à aucun d’eux. Mais cela étant dit, je suis anxieux d’avoir un leader non-blanc pour mener ce pays.
www.timbarryrva.com

Un commentaire
  1. sham dit :

    criss de bon gars, je devrait essayer de le faire revenir sous peu.

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