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Reportages et entrevues
10 mai 2008
Yanick Klimbo Tremblay

Si je vous hurle dans la cavité auditive Three, votre premier réflexe comme Canadien sera probablement de me dire que je vous parle de la chanson 1234 de Feist! Pas du tout, je ne souligne point le tube de cette charmante fille de l’Alberta mais plutôt le nom d’un groupe exceptionnel renchéri par Mike Portnoy de Dream Theater. Quand une des sommités du monde progressif adore tes chansons, c’est probablement que le potentiel doit y être. Fort d’un album paru en 2007, nous assistons en ce moment à la montée de ce groupe qui peut partager la scène avec environ n’importe quoi! Entrevue avec Joey Eppard, chants et guitares.

La première fois que j’ai entendu parler de Three, c’est lorsque vous avez fait la première partie de Porcupine Tree mais, surprise, tu étais seul sur scène!
Les autres gars n’ont pas passé les douanes! Donc, au lieu d’annuler le concert au complet, je me suis dit: pourquoi n’irais-je pas le faire de manière acoustique?

Le groupe existe depuis 1998 mais ce n’est que depuis peu que l’on entend parler de vous. Est-ce que les bons mots de Mike Portnoy vous ont aidés?
Nous avons un groupe assez unique et le tout a été très long pour positionner le groupe. Mais l’aide des tournées avec Porcupine Tree et l’appui de Dream Theater ne sont vraiment pas à négliger. Nous jouons devant des foules différentes. En parlant de foule différente, nous avons déjà fait une tournée où nous avons ouvert pour Scorpions!

Pour ce qui est des dates avec Opeth, allez-vous adapter votre matériel pour que ce soit plus pesant?
Opeth a des chansons tellement dynamiques, avec des parties plus calmes et plus pesantes par la suite. Son public apprécie ce genre de changements de tempo donc pour nous, on sent que l’on rejoint ce public avec nos chansons car elles ont cette même dynamique.

Vous avez de nombreux albums mais est-ce que l’on peut dire que les anciens albums ne reflètent pas ce que vous faites maintenant?
Chaque album est très différent pour la raison suivante: nous évoluons! Je joue ce que je ressens donc tout ce que l’on subit dans notre vie nous influence. Le premier album était plus pop dans un sens et le tout a évolué vers des choses plus progressives, plus complexes avec les années.

Tu es un guitariste exceptionnel. As-tu une formation flamenco?
Non, c’est ma façon de jouer. J’ai toujours joué de cette façon, sans pick de guitare.

Sur le DVD, il y a le clip pour All That Remains. Avez-vous tourné le clip près d’un château en Europe?
Pas du tout. C’est sur une île, près de la rivière Hudson. Il y a quelques châteaux aux États-Unis et j’ai vu celui-ci lors d’un voyage en train. Lorsque l’on parlait de faire un clip, nous avons demandé la permission. Le tout a été accepté et nous avons transporté tout notre équipement dans trois bateaux, c’était fantastique!

(Yanick Klimbo Tremblay)

www.theband3.com

En première partie d’Opeth:
23 mai – Medley (Montréal)

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