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Reportages et entrevues
26 septembre 2008
Nicholas Lavallée

À l’origine, le One Night Band était composé de 13 musiciens, jouait des covers de Bob Marley, Prince Buster et des Skatalites et devait durer seulement l’instant d’un show bénéfice. Puis, un deuxième concert s’est ajouté, un troisième et ainsi de suite. Cinq ans plus tard, le groupe fait paraître son deuxième album Hit & Run sur Stomp Records.

«Je suis très satisfait de ce qu’on a fait. Contrairement au premier disque (Way Back Home en 2006), on savait ce qu’on voulait avant d’entrer en studio, on n’a pas répété les mêmes erreurs que sur le premier disque, on était mieux préparés», estime Alex Giguère, chanteur et guitariste de la formation qui a connu quelques changements de personnel au fil des ans, ce qui aux yeux du ONB a empêché le groupe de développer des réflexes de composition.

Enregistrées en neuf jours, les 15 chansons de Hit & Run sont produites par l’Aggrolites Brian Dixon que le ONB a fait venir de Los Angeles. «On a une bonne relation avec lui, il est très ouvert et intéressé par les nouveaux bands», ajoute Alex Giguère qui croit que le guitariste des Aggrolites a su capter l’énergie et l’essence du One Night Band durant la session d’enregistrement.

Tout en conservant ses racines ska et reggae, le ONB insuffle à sa musique un côté soul et garage, comme en témoigne le premier extrait Wait a Minute. «C’est un effort beaucoup plus collectif», ajoute Giguère, une autre différence avec Way Back Home.

Le groupe a profité de la fin de l’été pour parcourir le Québec et roder le nouveau matériel, en vue de la tournée qui s’est amorcée à la fin de septembre. La formation, qui a déjà plus de 200 concerts derrière la cravate, traversera le Canada en passant par New York avant de s’envoler pour l’Europe.

Giguère a d’ailleurs l’intention de documenter la vie de tournée sur le blogue du ONB. «C’est le fun de tenir les fans au courant de ce qui se passe. Moi-même je lis les blogues des autres bands, j’ai l’impression d’en connaître plus sur eux.»

Marqué par les Kingpins et les Planet Smashers, le ONB a la chance d’être signé sur Stomp Records, une étiquette ska de renommée internationale. Le ska n’a t-il pas perdu des plumes au tournant du nouveau millénaire? «Depuis un an ou deux, on assiste à un regain, insiste Alex Giguère. Des festivals reggae ou ska voient le jour à Victoria, Ottawa, Nashville ou New York.» Le groupe a d’ailleurs développé un fanbase intéressant en Colombie-Britannique.

En plus de jouer dans le ONB, Alex Giguère, qui a une formation d’ingénieur sonore, s’installe parfois derrière la console, comme il l’a fait récemment pour le groupe punk ska The Hunters. «C’est un beau rôle, j’ai juste à décider si la track est bonne ou mauvaise, fait-il valoir. Le réalisateur a beaucoup moins de pression que les musiciens qui enregistrent.»

(Nicholas Lavallée)

Hit & Run en magasin dès le 7 octobre

www.onenightband.net

9 octobre – Café Campus (Montréal)
25 octobre – Casbah (Québec)

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