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PODCASTS

Reportages et entrevues
9 mars 2008
Stéfane Campbell

Difficile à l’écoute de The Locals – qui allait plus tard devenir The Matches – de ne pas être soufflé par l’évolution marquée du quatuor depuis ses débuts il y a bientôt onze ans. En effet, des descendances ska des premières heures, ne reste à peu près aucune trace dans l’incarnation pop qui s’en est graduellement extraite. Et c’est en plaquant le groupe aux côtés de ses confrères musiciens du Warped Tour avec lesquels ils ont récemment partagé l’affiche que l’on prend conscience de l’éloquente – et tout aussi amusante – vision qui porte les jeunes Californiens à travers leur parcours. «Nous avons toujours beaucoup admiré les artistes qui donnent autant à voir qu’à entendre. Incidemment, nous cherchons constamment à créer un ensemble qui soit cohésif au possible. C’est important pour nous d’avoir le plein contrôle tant au niveau du son que de l’image que l’on renvoie aux gens», précisera d’emblée Matt Whalen, batteur pour la formation.

Ainsi, sur le savamment titré A Band In Hope, deuxième opus complet de la formation à paraître sur Epitaph le 18 mars prochain, Whalen et ses complices se sont tout de même entiché les services d’une myriade de collaborateurs à la production: Tim Armstrong, Nick Hexum, Mark Hoppus et John Feldmann pour ne nommer que ceux-là. Entre le contrôle susmentionné et les tentaculaires collabos, comment s’y retrouver? «Ça peut paraître contradictoire considérant notre désir à vouloir faire un album concis et cohésif mais au final, on voulait surtout que toutes ces pièces, peu importe leur provenance, se marient les unes aux autres. Créer un tout aussi organique que diversifié avec des variantes qui viennent s’immiscer dans un canevas de base.»

En effet, à l’écoute des quatorze titres proposés, le filon pop clairement souligné semble vouloir faire écho à une plus grande ambition, quelque chose d’un opéra rock. «Je crois que nous nous condamnons à l’ambition en quelque sorte parce que nous sommes si facilement ennuyés. Et l’un des principaux atouts en ce qui a trait au dernier album est certainement d’avoir eu le luxe de prendre plus de temps pour le peaufiner. C’est un album qui a aussi l’ambition d’être un tout du début à la fin. C’est devenu un mandat en cours de création d’aller à l’encontre de la culture du single encore plus importante aujourd’hui avec le téléchargement. On achète une pièce, rarement un album. Nous voulions avoir de la suite dans notre propos.»

Du coup, et n’étant pas à une contradiction près, The Matches aura dirigé sa recherche musicale vers des avenues faisant plus appel au soulqu’à la stricte agressivité précédemment mise de l’avant. «Je me souviens entre autres qu’en septembre dernier, à la conclusion du Warped Tour, nous écoutions des artistes plus sobres et de plus réflexifs comme Radiohead ou Leonard Cohen. Nous devions nous recentrer, aller vers quelque chose de plus nuancé, plus subtil, ce qui s’entend à plusieurs moments sur l’album.» Un album plus posé au final et dont le mot d’ordre pourrait aisément en être la cohésion. Par le raffinement.

A Band In Hope en magasin dès le 18 mars

www.thematches.com

Un commentaire
  1. Tommy dit :

    J’ai écouté l’album et c’est bien rythmé mais extrêmement plus poppy, parfait pour les kids sa beach! Un peu décevant les sorties d’Épitaph depuis un bout à part Bad Religion…

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