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Reportages et entrevues
10 décembre 2007
Alexis Charlebois-Laurin

Terror démolit toutes les salles de spectacles sur son passage depuis 2002. Le groupe de Los Angeles vient de faire paraître son dernier EP, Rhythm Amongst Chaos, et sera de passage à Montréal le 19 décembre dans le cadre de sa tournée avec Chimaira. Entrevue avec Jonathan Buske, bassiste mais aussi nouveau marié, qui revenait tout juste de sa lune de miel.

Est-ce que la game de jouer dans un groupe hardcore a beaucoup changé depuis l’époque où tu faisais partie d’Another Victim et The Promise en termes de ce que les gens attendent des groupes?
Je n’ai jamais porté attention à ce que les gens attendent de moi, que ce soit sur scène ou hors de scène, alors je ne pourrais pas te dire. Je fais ce que je fais parce que j’ai besoin de le faire et je le fais par instinct. Le public a par contre beaucoup changé. Le hardcore est un nom beaucoup plus commun aujourd’hui et il y a beaucoup plus de jeunes qui ne connaissent pas et n’ont pas été introduits au passé de ce mouvement. Il y a beaucoup de crossover kids aussi mais je pense que c’est très bien. Notre genre de musique peut plaire à bien du monde et j’aime voir plusieurs types de personnes aux spectacles de Terror.

Est-ce qu’il y avait quelque chose de différent dans l’attitude du groupe au moment d’écrire ce nouveau EP, Rhythm Amongst Chaos?
L’idée du EP est que nous sommes libres de faire ce que bon nous semble puisque nous n’avons plus d’obligations contractuelles avec Trustkill. Il nous restait quelques pièces non utilisées de l’époque d’Always The Hard Way et nous voulions juste faire un petit album avec nos bons amis de Reaper Records. Bien que les gens semblent penser que nous n’avons plus «envie» et nous nous sentons «au-dessus» de faire des plus petits projets, nous aimons vraiment faire ce genre de choses qui nous rapproche de nos débuts. On a enregistré dans le garage de notre drummeur, j’ai fait la pochette et on a choisi les labels. Tout a été fait par nous.

Quand as-tu commencé à être autant passionné par l’art et le design?
Je crois que ç’a commencé quand je faisais beaucoup de skateboard dans les années 80 et 90. C’était plus cool à l’époque de dire que tu n’achetais pas ton skate en fonction de son graphique mais ce sont les graphiques qui m’ont fait acheter des skateboards. Quand j’avais une nouvelle planche, j’haïssais l’utiliser parce que le dessin sur sa forme était tellement le fun à regarder que je considérais ça une pièce d’art et non juste une planche de bois avec des roulettes. Je me rappelle avoir vu un dessin de Pushead et avoir été complètement ébloui.

Deux références majeures aux lions et à l’agressivité animale sur deux pochettes d’albums de suite. Est-ce que c’est un concept?
Complètement non relié. Je pense que les images d’animaux agressifs, particulièrement le lion, sont très puissantes. Le lion est un des animaux les plus beaux et qui à l’air le plus en paix avec lui-même quand il est calme, mais quand il se fâche, il devient vraiment violent et intimidant. J’ai toujours rattaché cette forme de pensée au hardcore en quelque sorte. L’idée d’être capable de trouver un rythme et une certaine forme de paix à travers le hardcore parmi tout le chaos qui nous entoure dans ce monde.

www.terrorhc.com

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