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Un pied dans bouche
Jjjjjj’ai comme l’impression que ma tête va exploser — POUF ! — un gros nuage de chair pis de sang. Sans niaise. Ça bourdonne, ça frit, ça capote en tabarnac là-dedans. J’ai beau envaler des pleines poignées d’aspirines, me caler des gallons d’eau, me faire masser les tempes par ma poule pis me faire crosser par ma cousine, rien à fuckin faire ! Tic tac tic tac tic… Ça s’en vient fast comme une honda civic sur la cent trente-et-un entre Notre-Dame-de-Lourdes pis Saint-Félix. Je pense à mes collègues — chuis au bureau — que je vas visiblement éclabousser dans prochaine minute. Six supers chicks qui portent toutes du linge griffé, elles vont pas brâiller pour moé, oh no. Elles vont venir trouer ma dépouille avec leurs talons ultra hauts, me cracher dessus peut-être même pisser. J’ai trois réclames radio, deux adapts françaises pis une newsletter de mon cul à chier dans prochaine heure — sans compter les deux nouvelles pour des fanzines, un roman pis ma colonne pour Bang Bang. Ma colonne pour Bang Bang ! Je l’ai complètement oubliée celle-là, c’est quoi l’idée de m’acheter un agenda qui commence juste le premier juillet… Pat K surgit dans ma boîte à courriels, en même temps que Sophie, Claudia pis Émilie du service conseil de l’agence. Pop ! Pop ! Pop ! Pop ! Je bullshit des histoires sans queue ni tête à tout le monde (mon chien a mangé ma chronique, mes parents ont divorcé hier, ma grand-mère est quasiment morte, I don’t speak French so get the fuck out). Je close mon outlook — j’ai un crisse de PC à job. Ève, en face de moé, me fait une farce super comique que je rirais de bon cœur d’ordinaire, mais là, c’est extraordinaire, j’entends pas à rire. J’ouvre un nouveau document dans word, je tape « un pied dans bouche » pis je me mets à suer comme si je t’avais fourrée pis battue durant deux heures. Je m’étire pis je pèse sur le piton stop de la console du temps. Toute fige autour, un beau tableau fixe en 3D : Ève est après me passer le sac de pistaches d’un coup que, Daniella tape en Espagnol sur son clavier le nez collé dans l’écran, Ellen ronge ses ongles même si je lui ai dit d’arrêter — elle a pas encore lu ma prison de poupées ça paraît, Lindsay se cambre (j’aime ça quand Lindsay se cambre), Annie vedge sur YouTube ou bin StileProject (je vois pas son écran), pis Monique est juste assez penchée pour que je plonge dedans son décolleté. Je disparais aussitôt ent’ses deux seins moelleux. J’ai amené mon sharpie faque j’en profite pour barbouiller sa peau de mon nom — je demanderai à Hugo de prendre des photos tantôt. Je french avec un nipple, le mordille pis le suce finalement. Je vas-tu enfin m’endormir pour tout l’temps ? S’il-te-plaît… C’est quoi que j’ai à faire icitte ? Pourquoi je m’entête à survivre ? Il existe-tu un piton stop sur mon existence comme sur la console du temps ? Crac ! Mon crâne vient de fendre. Tellement que mon œil droit sort de son orbite pour rouler sur ma joue. Le nerf optique l’ortient par la peur, mais c’est juste une question de secondes avant qu’il abandonne la partie. Mon œil droit, mon plus beau, celui qui sert aux clins d’yeux — va falloir que tu t’en passes astheure ma toute triste. Le sang pis le jus de cerveau beurrent toutes les boules à Monique. Shit ! Chuis pas du monde, je sais pas vivre. Sauf que. Toute cette histoire est dramatique jusqu’au moment où je me réveille, que je me rends compte qu’il s’agissait juste d’un super mauvais rêve. Chuis pas au bureau, ni ent’les seins à Monique, chuis après caler au fond de la mer. Je manque de souffle pis ma tête veut sauter sous la pression. Une sirène attrappe ma main pis m’ormonte à surface. Elle me conduit sur une île déserte — la totale : palmiers, gorille géant, pis trois choses que j’amènerais avec moé sur une île déserte : le blogue de ton papa me fourre, Belladonna pis des poppers. Je me couche sur la beach pour me faire griller, pis le boulot pop-up dedans ma pauv’tête :il me reste toujours trois réclames radio, deux adapts françaises pis une hostie de newsletter à aligner, mais au moins ma colonne Bang Bang est finie. http://sixcentsoixantesix.wordpress.com del.icio.usdigg
4 commentaires
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6 juin 2008
EWWWW… ED! My boobs are off-limits.
6 juin 2008
on peut toujours compter sur une pistache.
6 juin 2008
C’est toujours une bonne idée de compter sur une paire de seins pour stoper le temps quand le stress s’empare de nous!
16 juin 2008
Papa me fourre aime Ed Hardcore. Beaucoup. J’pourrais tu venir sur l’île déserte?