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Un pied dans bouche
Ça fait trente-six minutes que je m’enfonce dedans la « forêt enchantée », c’est comme ça que les locaux l’appellent, si ça peut leur faire plaisir. Au-dessus de ma tête, il y a un moineau rouge & noir qui virvolte comme un débile, « cui cui » par-ci «cui cui » par-là — demande-moé pas sa marque, je connais fuck all à l’ornithologie. Avoir mon slingshot, je l’abattrais drette-là pour me le cuisiner à torche ent’deux plombs aux couteaux, j’ai comme une p’tite fringale. Mais j’ai pas mon slingshot, qu’est-ce tu veux !? J’avance dins fougères, elles sont toutes tournées vers le soleil — HAIL SOLEIL !!! — qui fesse dedans mon dos, faqu’elle sont toutes face à moé. C’est inquiétant, c’est la twilight fuckin zone. Les fourgères ont l’air de me fixer, d’observer le moindre de mes mouvements, elles vont me sauter dans face tabarnac, ces Fougères de l’Enfer ! On m’a dit que je vas rencontrer toute sorte d’affaires weirds dedans c’te forêt, mets-en ! Soudain un minotaure. Il est après se gratter la poche en se bombant le torse, il doit bin faire neuf pieds d’haut — quel king ! Je pile sur une branche — CRrrrRRAC !!! —, la bête mythlogique fait l’saut pis prend la fuite comme une pauv’chienneuse. Même pas le temps d’en capturer un youtube. Bah. Je tourne vers le Nord dans trail, à moins que ça soye le Sud. Une fée, qui s’en venait dans le sens contraire, me fonce dans le chest. Un peu sonnée, elle réussit à m’avertir quand même. « Non, c’est mieux de pas aller par là. » Euh, pourquoi ma toute hyper tight ? « C’est la saison des accouplements des licornes, pis c’est pas super wise d’aller les déranger quand elles se font des câlins. » Han ? T’es-tu après me dire qu’il y a des licornes qui sont après fourrer là-bas ? « Ouin, faque t’sais… » All right ! Je pousse la fée avec une p’tite tape sur son p’tit cul — je lui aurais bin mis un doigt, mais je l’aurais déchirée c’est certain. Je continue ma promenade. J’ai les sneakers tous trempes, la rosée. La fée se ramène — bzzzzzzt bzzzzzzt —, elle vient me crier dins oreilles. « RENTRE CHEZ TOI VOYAGEUR, PENDANT QU’IL EN EST ENCORE TEMPS ! » Cette fois-ci, je l’envoye valser loin loin loin avec une bonne pichenote dins côtes. Elle orvole au milieu d’un groupe de gnomes après jouer aux cartes — au trou d’cul. Ils s’énarvent comme des primates — ooh han han, ooh han han — pis se jettent dessus pour la ganbanger soigneusement han han ooh han han. Ça finira fatalement par un bukkake de gnomes, FAN-TAS-TIQUE ! Je passé mon chemin meme si chuis pornophile six étoiles. À une vingtaine de pieds devant moé, un nuage de papillons multicolores se la joue magique. J’entends des grognements. J’avance. À moins de dix pieds, c’est là que je les vois : trois belles licornes après s’envoyer en l’air, après se double-boner avec leurs cornes — mmmmmm. Il y a deux blanches pis la troisième est rose comme ton smoked meat. Les papillons se mêlent à elles, orsortent de la partouze plein de juice. Direct en face de moé, j’ai le derrière de la créature rose. L’anus, la chatte, ç’a toute l’air humain, c’est I-DEN-TIQUE. Même l’odeur marin-salé ! Ça serait dommage de gaspiller la super big érection que j’ai dins culottes, faque je me dirige dans direction où pointe ma graine de béton. CRRrrRrRRRAAAC !!! Les trois licornes s’ortournent vers moi à vitesse lumière, les cornes visqueuses, les gueules baveuses, les yeux evil. J’ai faite de quoi de pas cool : je me suis immiscé sans avoir été invité. Fuck. Elles font toutes un whelley sur leurs pattes d’en-arrière en hénissant. Pis elles chargent… J’orbrousse le chemin avec ma queue encore bandée raide. Je crois que j’ai jamais couru aussi vite que ça, chuis agile, j’évite les branches, les souches, jump par-dessus un cobra royal — tssssssss —, traverse une rivière infestée de piranhas… Les trois crisses de licornes sont toujours à mes trousses(!). J’entends de quoi grouiller dins arbres au-dessus de moé. Je pitche un look : un elfe est après chasser mon moineau (sans slingshot). Il réussit finalement à l’attraper, pis juste avant de se le câlisser dans bouche, il m’indique. « Heille le bozo, descends là, à droite… » J’enligne mes billes vers oùssé qu’il pointe, spotte un escalier, pis m’y engouffre sans hésiter. Derrière, les trois licornes s’arrêtent — tout le monde sait que les licornes ont peur des escaliers (fags). Moé, je m’enfonce down down down, pis je debouche dans la station de métro Carré-Victoria. J’arrête. Je fixe mes pieds, à bout de soufflé ouf, les yeux mouillés, le cœur après rompre… L’infâme Plottula Butcher vient de me crisser dehors de chez Shit Lee — fabuleuse agence de créativité (hum, j’ai une arrête de sirène au travers la gorge) commerciale. Je pourrai p’us flasher avec ma job de marde. Quin, le train qui s’en vient… Je me demande c’est qui le plus solide : lui ou moé ? Il existe juste une manière de le savoir… POW !!! http://hardcorettes.blogspot.com
Un commentaire
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14 juillet 2008
[...] (sa proprio est une plotte à cash, elle en a rien à crisse de la littérature). Il nous laisse sa dernière chronique Bang Bang pour passer le [...]