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Reportages et entrevues
Profitant d’une pause avec Pierre Lapointe, Philippe B présente Taxidermie, son deuxième album solo, en élevant le projet d’un cran et en démontrant que ce qui était au départ un trip n’est pas qu’un sideline. Le Rouynorandien confie d’ailleurs que son ami s’insurgerait s’il faisait des compromis sur sa carrière personnelle pour pouvoir l’accompagner à la guitare. Ça tombe bien, l’ancien chanteur de Gwenwed se consacre sans arrêt à l’écriture. «Je ne suis pas du genre à prendre un mois à m’isoler pour faire l’écriture. Ça rend peut-être un disque plus cohérent, mais ce n’est pas mon style», raconte-il en expliquant qu’il écrit constamment. «Il y a des temps morts même en tournée, dans le camion ou un après-midi.» Certains textes datent ainsi de six ans et d’autres de quelques jours seulement. La pièce-titre ne représente pas l’album dans sa forme, mais dans son état d’esprit. «Je n’aime pas choisir une pièce comme titre d’album, mais Taxidermie reflétait la thématique de l’album.» Bien entendu, l’auteur-compositeur ne parle pas de l’art d’empailler des ratons laveurs, mais plutôt de «figer les souvenirs, l’acte de création, de s’inspirer de la relation entre les gens et l’espace qu’ils occupent». Si Philippe B jongle encore plus avec les souvenirs, l’approche est très différente du premier album paru en 2005. Ce dernier contenait une certaine naïveté. «C’était une tentative de tout faire seul, de faire un contraste avec un projet collectif.» Ce second disque continue dans ce chemin, «mais le trip et l’essai solitaire a été fait. Même si ça demeure un projet solo, je voulais revenir avec des gens et un esprit de groupe pour amener ça plus loin.» Une équipe qui, dans son noyau, ne surprendra personne. Philippe Brault, Guido Del Fabbro et Josianne Hébert, avec qui il partage la scène pour Pierre Lapointe, sont venus le rejoindre. Des gens avec qui il a une solide complicité et dont il sait «qu’ils vont comprendre ce que je veux et que je vais comprendre ce qu’ils font. Et ils ont du talent!» En plus de ces amis, le taxidermiste est allé chercher François Lafontaine de Karkwa pour le B3 et Marc-André Laroque, que vous avez pu entendre avec Yann Perreau ou Dumas, pour la batterie. Une bonne partie du travail s’est faite chez lui. Il a d’ailleurs gardé une partie des pistes enregistrées en préproduction. Puis il a visité deux autres studios, l’un pour une session acoustique, l’autre pour une session en band. Aucun réalisateur n’a chapeauté les sessions. Il comptait néanmoins sur ses «musiciens d’expérience qui savent donner et qui peuvent donner un point de vue extérieur. Ils ont une bonne expérience d’arrangeur et de réalisateur» en parlant de Philippe Brault et de Guido Del Fabbro. Exit les spectacles solo, Philippe B est maintenant toujours au minimum un duo sur scène. Il s’entoure de ses amis et aime jouer en groupe, partager ce plaisir. On pourrait en déduire qu’un projet collectif lui manque peut-être. La réponse est ambiguë. Le rock alors? Voilà que l’Abitibien s’anime un peu plus! «Jouer fort, il y a une vibe spéciale à ça. Jouer avec plus de décibels, c’est toujours plus le fun.» À long terme, il aimerait que son projet évolue en groupe plus stable en incluant Marc-André Laroque avec lui, ce qui modifierait déjà la dynamique. Il ne cache pas ses ambitions pour son folk-pop, simples et réalistes pour le marché québécois. Vendre plus de disques, évidemment, rejoindre plus de gens. C’est pour ça qu’il compte sur l’appui de Bonsound et de Proxenett. Et si un jour il vendait 100 000 albums au Québec? «Je serais surpris! Mais ok, à ce moment-là, peut-être je regarderais la France. Le trip de jouer là-bas a été fait. Je vais attendre d’être connu au Québec avant tout!» Une tournée s’amorce justement ce printemps, au grand plaisir du protagoniste qui n’a pas assez joué ailleurs qu’à Montréal, Québec et Rouyn-Noranda à son goût. Après l’Abitibi, la vallée du Saint-Laurent et le Lac-Saint-Jean, c’est tout l’Est du Québec qu’il parcourra avec le ROSEQ. Un clip est aussi à surveiller. Ce ne sera pas pour le single, Rose de cactus, mais pour la pièce Baptêmes. À ce sujet, Monsieur B confie davantage miser sur des webclips puisqu’ils sont finalement beaucoup plus diffusés sur Internet qu’à la télévision. Son site sera donc en constante évolution. (Mike B) Taxidermie en magasin depuis le 8 avril 10 avril – Vieux St-Pierre (Victoriaville)
Un commentaire
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29 avril 2008
[…] de l’entrevue sur le site de Bang Bang. Posted by admin in Bang Bang on April 29th, 2008 Trackback […]