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Reportages et entrevues
13 août 2008
Yanick Klimbo Tremblay

« Pour devenir un bon bûcheron, il faut bûcher et plus tu bûches, plus tu améliores ton coup de hache ! » Wow, est-ce une phrase entendue lors du dernier conventum de la compagnie Naturtech, spécialiste dans la confection d’articles pour bûcherons ? Probable… Mais une chose est plus que certaine, c’est que cette maxime hyper virile peut facilement s’appliquer au travail de la formation montréalaise Neuraxis qui en a connu des embuches, embâcles et autres bâtons dans les roues. Neuraxis a toujours gardé la tête haute. Nombreux changements de musiciens et conditions de tournées difficiles étaient régulièrement au menu du groupe. Le temps est maintenant venu pour eux de passer à la caisse car ils ont en mains un contrat avec Prosthetic, la même compagnie quia mis au monde Lamb of God, des projets de tournée et une place très enviable sur la tournée Summer Slaughter Tour, édition canadienne. Entrevue avec Rob Milley, guitariste.

Neuraxis a eu autant de membres que le nombre de chirurgies plastiques de Michael Jackson. Qu’est-ce qui tient le groupe en place malgré les nombreux changements ?

C’est le désir de réussir ! Il y a des changements qui arrivent dans la vie, Steven Henry qui était fondateur du groupe a quitté. Neuraxis devenait plus sérieux, il ne croyait pas être capable de continuer, il avait autre chose. Même chose pour notre ancien chanteur Ian Campbell. Neuraxis n’était plus leur priorité. Nous sommes en bon terme avec eux. En ce moment, c’est solide avec le groupe. Nous sommes tous au même niveau et on veut amener Neuraxis le plus loin possible, mais nous sommes réalistes quand même.

Prosthetic est une compagnie qui a peu de groupes, ils sont très sélectifs et ne signe pas n’importe quoi. Comment en êtes-vous arrivés à signer avec eux ?

Tu as bien raison, ils ne signent pas n’importe qui ! Quand notre contrat avec Willowtip est venu à échéance, nous voulions tester le marché et viser un label plus gros. Nous avons fait un démo de trois chansons que nous avons fait parvenir à certaines compagnies. Prosthetic était intéressé ainsi que d’autres compagnies assez grosses, assez connues. Mais c’est Prosthetic qui a démontré le plus d’intérêt et ca roule bien à date.

Peux-tu nous parler de l’album The Thin Line Between ?

C’est une progression naturelle pour nous autres. Je ne crois pas qu’il y ait de gros changements dans notre son. Il n’y a pas de changements trop choquants. C’est un peu différent parce que l’on a un nouveau chanteur du nom d’Alex Leblanc et un nouveau guitariste, William Seghers qui a une touche européenne car il est belge. Ca change la chimie et le style mais c’est toujours brutal. Il y a une bonne collaboration, il y a de bonnes chansons. Nous avons mis l’accent sur le fait que nous voulions de bonnes chansons et pas seulement de faire de la technique ou de la brutalité, uniquement. Les vieux fans seront peut-être surpris par la différence de la voix mais après quelques écoutes, ils vont trouver ça encore extrême !

Vous avez travaillé avec Jeff Fortin d’Anonymus sur ce disque, pourquoi ce choix ?

On avait une liste de plusieurs personnes dont Yannick St-Amand avec qui on a travaillé par le passé. Mais quand nous avons fait le démo pour se trouver une nouvelle compagnie de disque, c’était justement avec Jeff Fortin. L’expérience a été positive avec lui et c’est pour ça que nous avons décidé de faire l’album avec Jeff. Nous avions seulement trois semaines et c’était du travail, entre 12 et 14 heures par jour. À la fin, nous étions tous brulés.

L’album en concert, est-ce que c’était pour terminer le contrat avec Galy ?

Non. Nous avons eu beaucoup de critiques qui disaient ça mais pas pantoute. Galy avait déjà planifié l’enregistrement DVD de Martyr lors de cette soirée à l’Impérial de Québec. L’équipement de studio était sur place, on s’est dit que ce serait cool de faire un enregistrement en concert. En même temps, c’était pour garder le nom Neuraxis « vivant » car ca faisait déjà deux ans que le dernier album était sorti. Et en plus, c’était une bonne manière de présenter les nouveaux membres du groupe.

Les gens ne semblent pas être au courant qu’Alex Erian a déjà été batteur pour vous, a-t-il quitté pour Despised Icon ?

Il a été avec Neuraxis de 1999 à 2003 environ. Il a fait les albums Passage Into Forlorn et Truth Beyond. En 2002, il a formé Despised Icon où il jouait de la batterie et dans un autre groupe hardcore, In Dying Days. À un moment donné, il a eu une tendinite assez intense. Il n’était plus capable de jouer de la batterie et il a quitté Neuraxis. Il a même pensé quitter Despised Icon mais il y a eu du changement avec eux aussi. Ils ont trouvé un nouveau batteur, Marie-Hélène qui était chanteuse a quitté et c’est Alex qui a pris sa place. On voit que maintenant, Despised, ca pogne pas mal !

Alex Leblanc, votre nouveau chanteur, chante avec Point Blank Rage et Atheretic. Est-ce que Neuraxis demeure son projet principal ?

Au début, nous avons fait une tournée avec lui pour voir si le tout pouvait bien marcher. Quand nous sommes revenus, on lui a proposé de joindre Neuraxis tout en lui disant que le groupe devait être sa priorité. Les projets hors du groupe, c’est correct mais il ne faut pas que ca entre en conflit avec les horaires de Neuraxis. Pour ce qui est de Point Blank Rage, ce n’est que quelques concerts de temps en temps. Atheretic, c’est sur la glace en ce moment.

Faites-vous le lancement montréalais de l’album lors de l’arrêt du Summer Slaughter Tour ?

Non. Originalement oui. Bien, je ne peux pas trop en parler parce qu’on a eu une autre offre pour jouer à Montréal, en septembre…

Avec Quo Vadis ?

C’est ça ! (rires) C’est à ce moment qu’on va faire notre vrai lancement. On ne devait pas en parler avant le Summer Slaughter Tour… mais la publicité sera déjà commencée.

Oh… C’était donc Neuraxis le groupe invité-secret. J’ai un scoop ?

Ouais, c’est ca !

www.neuraxis.org

2 commentaires
  1. Kristof G. dit :

    Beau boulot Klimbo!

  2. Bassman366 dit :

    oh! des scoops! on aime ça!

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