RECHERCHER :

PODCASTS

Reportages et entrevues
26 février 2008
Sonia Ghaya

D’habitude, la musique dite soleil pointe le bout de son nez durant la période estivale pour ensuite hiberner vers l’automne, histoire de ne pas attraper froid. Contrairement à cette tendance, le quintette montréalais Mozaïq a préféré afficher ses couleurs chaudes en février. Entrevue avec deux membres de la formation, Jacques-Olivier Moffatt et Sylvain Gagné.

C’est une histoire de chum…
Retour en arrière, retour dans le temps. C’est dans les bars que tout a commencé. Rien de très sérieux, Jacques-Olivier Moffatt, chanteur et parolier, ne voulait que s’amuser et jouer devant un public. «C’était un trip de chums. On faisait des covers», dit-il le sourire en coin. Des gars authentiques, des trippeux de musique, l’évolution du band se fait petit à petit à travers les expériences scéniques. S’ajoutent aux covers des compositions de leur cru et se greffent tour à tour les autres membres du groupe. C’est en 2002, avec l’adhésion de Sylvain Gagné au groupe en tant que bassiste, que Mozaïq voit officiellement le jour. C’est à partir de ce moment que la démarche professionnelle s’est développée, donnant naissance en 2008 à son premier album en carrière.

Un premier disque: une carte de visite
Signé sur la jeune et nouvelle maison de disque Into, Mosaïq offre avec son disque un éventail de styles musicaux, mariant le rock à la pop en passant par le reggae et le ska, faisant écho à Dobacaracol et au groupe français Tryo. Un son particulier qui sort du lot, qui fait concurrence à la tendance indie pop qui règne depuis quelque temps sur la scène musicale québécoise. Pourtant, ne pas suivre la vague ne semble pas l’effrayer. «Ça fait notre affaire. On est sûrs que notre album ne sera pas dépassé», lance Sylvain Gagné. «Ce genre de son-là, ce style-là, y’en a pas beaucoup au Québec. On veut continuer à faire les tounes qu’on aime sans faire les putes, sans commencer à changer notre démarche artistique pour pogner», de rajouter le chanteur. Une musique mixée par les goûts de chaque membre du groupe et les influences de ceux-ci. Les Colocs, Jean Leloup, Manu Chao, Sublime sont des exemples de mentors. Tout débute par la musique, par les univers que les jams construisent. «On trouve la mélodie avant les mots, explique Jacques-Olivier Moffatt. C’est la musique, la vibe que les tounes vont nous donner qui vont me dicter les histoires.» Les écrits traitent d’exils, de voyages et de road trips. Des histoires chantées prennent alors vie dans un contexte musical varié.

Un avenir sous le soleil?
Avec un lancement d’album qui a eu lieu le 11 février dernier, le groupe espère à présent parcourir les scènes du Québec, enregistrer éventuellement un deuxième album et voir sur les ondes télévisuelles son clip La vallée d’Ivoire réalisé par Christine Crépin. En attendant, il saisit toutes les occasions de performer, d’acquérir une certaine visibilité, histoire d’offrir un peu de soleil à la population en cet hiver. (Sonia Ghaya)

www.mozaiq.ca

Un commentaire
  1. Dufresne, Alex dit :

    Mozaïq, ça rock en sale ! Je mettrais ma main au feu que c’est gars là vont devenir un band culte genre les colocs ! Je les ai vu en show pis ils se donnent comme s’ils allaient mourir après le spectacle. En plus ils se prennent pas pour d’autres .Ils ont tout pour réussir. Les tunes sont là, les textes sont solides, le chanteur a une voix qui pète et un charisme incroyable !

    Je le suggère à tout le monde ! Autant l’album que les shows !

    Al

Laisser un commentaire