Nicholas Lavallée
Dix ans après la naissance de Tricky Woo, le frontman Andrew Dickson réunit la crème du rock local pour former Mongrels qui rassemble des membres de Bionic, Local Rabbits et Blood Sausage. Le groupe livre un hard rock psychédélique authentique et révèle les talents de la jeune chanteuse aux accents soul Amy Torok. Son premier album, Oshawa, est tout simplement explosif. Entretien avec Andrew Dickson.
Tu repars à zéro avec un nouveau groupe mais on peut dire que t’es bien entouré…
Avec Mongrels, je me sens comme un adolescent qui vient de former son premier band. J’ai pas l’impression de faire un travail. Je joue avec des amis, des gens que j’admire et avec qui j’ai toujours voulu collaborer. En fin de compte, on est une gang de vieux chiens!
Tu concrétises deux idées auxquelles tu penses depuis longtemps: travailler avec une chanteuse et deux batteurs…
C’est impossible de ne pas réagir à la voix d’Amy. Dès que je l’ai entendue chanter, j’ai su que c’était elle. Elle apporte un côté soul à notre musique lourde, comme si Tina Turner chantait dans Black Sabbath!
Notre duo de batteurs est très dynamique. Ils jouent parfois des partitions complémentaires, parfois à l’unisson. Ils amènent une grande puissance rythmique au groupe, même si ça donne du fil à retordre aux soundmen qui ne savent pas comment placer les micros.
Le titre de l’album, Oshawa, ça fait référence à la ville ontarienne?
Les Ontariens trouvent ça bien comique qu’un groupe de Montréal ait choisi ce titre d’album.
Amy est native d’Oshawa et on trouvait que le nom sonnait psychédélique. Il y a beaucoup d’images psychédéliques dans notre musique. Mais on a enregistré l’album à Montréal avec Adrian Popovich, le guitariste de Tricky Woo.
La plupart des musiciens du groupe ont des années d’expérience. Est-ce que ça facilite le travail en studio?
C’est sûr. On partage nos expériences et chacun apprend de l’autre. C’est d’ailleurs un des avantages de travailler avec des vétérans, même s’ils demandent beaucoup trop d’argent! On a aussi eu la chance de jouer quelques concerts depuis un an et demi, ce qui a amélioré la cohésion du groupe.
Oshawa est sorti sur Weirdbeard Records, un label que tu as fondé avec Amy et ta femme Caroline (Bognar de Greenland). Comment ça se passe?
C’est un autre rêve que je réalise. C’est beaucoup de travail mais ça nous apporte une liberté artistique absolue. Par exemple, lors du lancement d’Oshawa au Club Lambi, on a pu donner une copie du disque à tous les détenteurs de billets et on veut récidiver à chaque lancement. Pour l’instant, on n’a pas signé d’autres groupes mais on va sortir des trucs inédits de Tricky Woo. On aimerait aussi lancer un album de Mongrels chaque année.
Donc un deuxième disque en 2008…
Oui. Un nouvel album et une tournée à travers le Canada et les États-Unis. On compte également faire paraître Oshawa en Europe et aux Etats-Unis.
www.myspace.com/mongrelsmtl