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PODCASTS

Reportages et entrevues
8 mai 2008
Alexis Charlebois-Laurin

Enfin. C’est vraiment le premier mot qui vient à l’esprit de toute personne qui suit la carrière solo de l’ancien chanteur de The Frenetics depuis quelques années. Après deux démos (au moins), plusieurs tournées à travers le Canada, avoir ouvert pour quantité de noms dignes de mention à Montréal et s’être joint à l’alignement de Yesterday’s Ring, celui que plusieurs appellent le Chef de Montréal sort enfin son premier disque, Covered In Dust. Voulez-vous bien me dire qu’est-ce qui lui a pris tant de temps?

«J’imagine que j’ai eu quelques faux départs. J’ai enregistré une couple de EP qui était seulement pour mes tournées. Je crois que ça me prend simplement beaucoup de temps à écrire et à en arriver à un point où je sens que les chansons sont prêtes et doivent être enregistrées. Je n’avais pas non plus de labels avant de rendre ça officiel avec Art of The Underground et ç’a pris un autre six mois après ça», me dit un Malcolm Bauld amusé par la question en direct d’Alberta. Le résultat est un album de dix chansons au titre que l’on connaît et à la couverture intrigante. «Pour cet album, j’ai essayé d’écrire selon des perspectives différentes et pas seulement à la première personne mais en me mettant dans le peau de personnages. Puis la chanson-titre, Covered In Dust, a été écrite selon la perspective de quelqu’un qui n’a jamais rencontré ses enfants. Un père qui, pour une quelconque raison, n’a jamais vu ses enfants. Puis le titre de cette chanson fitte aussi pour l’album qui parle beaucoup de passé oublié, regrets et nostalgie. Puis la photo sur le cover est le grand-père d’un de mes amis qui a été le drummeur pour ma tournée canadienne en 2006.» Un album qui compte des chansons ayant autant été écrites il y a quatre ans qu’en début d’année dernière.

Il s’est retrouvé sur le label de Buffalo après qu’un des gars du crew de Fifth Hour Hero leur ait donné un démo lors du passage du défunt groupe dans cette ville. Difficile de croire que c’est le seul label qui ait donné signe de vie. «C’est vraiment une époque bizarre pour les labels. Ce n’est plus les années 80 ou le début des années 90, il y en a une gang qui a de la misère. Il y avait en effet d’autres étiquettes intéressées mais c’est la seule dont j’aimais vraiment tous les groupes qui y sont parus. Nous avons des goûts musicaux très similaires et c’est la chose principale que j’ai appréciée à propos d’eux.»

Après s’être fait connaître en tant que guitariste-chanteur pour The Frenetics, Bauld a préféré se tourner vers un travail d’auteur-compositeur. Quand a-t-il commencé à être tanné du punk rock? «Je ne sais pas. J’imagine que quand j’ai vu toutes le possibilités qui venaient avec le fait de jouer seul, j’ai voulu me tourner vers ça. Parce que quand tu joues dans un groupe, tu travailles seul et ensuite tu mets ça dans un autre format avec les autres. J’imagine que ce que je voulais faire, c’était garder ça comme je le voulais. J’aime encore le punk rock et j’ai aimé en jouer mais en vieillissant, j’aime pouvoir utiliser plus de variétés. J’aime le rock qui est joué fort mais ce n’est pas tout ce que je veux faire.»

«J’ai commencé par jouer du piano. Je n’ai pas joué de guitare avant l’âge de 22 ans environ, m’explique Bauld. Puis je n’ai pas découvert le punk rock avant la fin de mon adolescence. À l’époque, je vivais à Victoria et il y avait beaucoup de groupes de Californie qui passaient par là. J’y ai vu Green Day, D.O.A, No Means No, Bad Brains et les groupes sur Alternative Tentacles. Ç’a eu un gros effet sur moi d’une certaine façon.» Un effet encore clairement ressenti dans son éthique de travail.

La conversation finit par détourner vers le passage de Billy Bragg à Montréal en juin. «Je l’ai vu à l’âge de 12 ou 13 ans et à l’époque je ne savais pas vraiment c’était qui. Mais c’est le fun de se dire qu’on a vécu ça quand on était très jeune. C’est définitivement un de mes artistes préférés. Si tu peux t’arranger pour que je fasse sa première partie, ce serait super.» Dans la blague, il y avait par contre clairement un souhait bien réel.

Désolé Monsieur Bauld… c’est malheureusement loin d’être en mon pouvoir. (Alexis Charlebois)

www.malcolmbauld.com

8 mai – Café Nord-Ouest (Trois-Rivières)
9 mai – Divan Orange (Montréal)

Un commentaire
  1. un gars qui le respecte enormement dit :

    je ferai tout pour se genie musical, ma essaye de mon mieux pour se show avec m. brag . je travaille en lien avec geg. bonne chance demain, fait chier que 3-riv as ete canceller

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