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Reportages et entrevues
11 avril 2008
Mike Bergeron

Récapitulons. Hiver 2006, Lesbo Vrouven prépare le lancement de son premier disque Je reviens Geneviève, avant même qu’il l’enregistre, ce qui n’était que sa deuxième prestation à vie. Un buzz entoure le trio. Deux ans plus tard, le scénario semble se redessiner dans des circonstances similaires pour Encore la mort.

Le groupe n’a jamais réellement quitté la scène, mais une accalmie est apparue à la suite des premières excitations et à la cinquantaine de présences sur scène. Fixer un moment était digne d’un rodéo, mais j’ai réussi à m’entretenir avec le très occupé chanteur et guitariste du trio, Sam Murdock.

Bang Bang: Outre vos autres projets, qu’ont fait les Vrouven lors de la dernière année?

Sam Murdock: Tu connais presque toute l’histoire, Mike. Nous avons travaillé sur la production de quelque 20 disques depuis le lancement de la parution numéro 11 de P572 [NDLR: le premier Lesbo Vrouven]. Il y a eu une présence de Lesbo Vrouven mensuelle depuis 24 mois maintenant.

Les gars n’ont effectivement pas chômé. Sam Murdock dirige P572 avec Sébastien Leduc, son groupe (swedish) Death Polka et participe aux performances scéniques de Jane Ehrhardt, en plus de performer avec Pascal Asselin (Millimetrik) sous Princess & Murdock. Hugo Lebel menait la basse avec Les Goules et se concentre sur son projet solo Headache24. Le petit nouveau aussi, Antoine Caron, jouait la batterie avec Jane Ehrhardt.

BB: Le premier disque était le fruit d’un enregistrement live, one take si je ne me trompe. Est-ce le même processus?

SM: Encore la mort rugit avec la même urgence que Je reviens Geneviève. C’est la suite logique, la suite de la danse et la suite de l’histoire, exactement où se terminait le premier disque et exactement où elle en était rendue en mars 2008. Un disque sexy et important, lourd et dansant, douloureux et entraînant. Une apologie de la mort en 12 chansons pour pleurer sur la piste de danse. Quelques secondes de répit pour réfléchir à tout ce qui était, mais surtout un coup de pied bien placé sur le dance floor.

BB: Le premier album était très expéditif, bookant le lancement avant même son enregistrement…

SM: Le lancement a encore une fois été booké avant l’enregistrement du disque, ce qui a donné un immense casse-tête inspirant. Un dépassement physique et mental qui s’est passé un peu comme un gracieux cauchemar heureux. Un exercice de style sous forme de marathon.

BB: Encore la mort, pourquoi?

SM: La composition d’Encore la mort s’est échelonnée sur plusieurs jours. Puis à un certain moment, je me suis rendu compte que j’écrivais encore sur la mort. Je reviens Geneviève était une missive à l’amour récemment disparu sous forme d’un interminable jeu littéraire en anglais, pour rendre hommage à la langue de ma mère. Encore la mort parle de la mort en célébrant la vie. Chaque chanson est associée à la date d’une mort ou d’une naissance importante.

BB: P572 semble toujours porter une attention particulière à la présentation de ses productions, pigeant dans l’art visuel…

SM: Le visuel se doit d’accompagner la musique avec force et caractère. La balance parfaite entre les mots et la musique. La ligne artistique et directrice de P572, depuis le début, est d’imprimer des disques que l’on veut regarder et écouter le reste de notre vie. Une version non définitive de la beauté du moment présent. Ne pas oublier d’écouter, mais surtout de toucher la musique.

BB: Parle-moi de la pochette du disque.

SM: La pochette d’Encore la mort a été peinte par Betsy Walton, adorable artiste de Portland, Oregon. Nous avons élaboré l’imagerie ensemble à partir de notre idée respective de ce que pouvait représenter la mort. Un jeu précis qui a duré plusieurs semaines à s’envoyer des mots, des couleurs et des textures.

BB: Le nouvel album photographie l’arrivée d’Antoine Caron derrière les tambours. Qu’apporte-il à la formation?

SM: Antoine est la pierre angulaire d’Encore la mort en plus d’être un sound man exceptionnel et un photographe de profession. Il est l’humour, l’esprit et l’imagination.

BB: Quelles sont les shows qui s’en viennent outre le lancement avec Duchess Says le 18 avril au Cercle?

SM: Il était important de lancer le disque ici en premier pour donner en cadeau quelque chose à la ville. Mais je me fais un cadeau aussi!

À nous aussi, Sam Murdock, tu nous fais un cadeau! (Mike Bergeron)

www.lesbovrouven.com

18 avril – Cercle (Québec)

Un commentaire
  1. » Article sur Lesbo Vrouven dit :

    […] de l’entrevue sur le site du Bang Bang. Posted by admin in Inclassé on April 29th, 2008 ‌  Trackback […]

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