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Reportages et entrevues
C’est en tirant Johnny Love de sa nouvelle retraite loin des mondanités urbaines que nous avons remis la table pour l’attendu retour du Volume Était Au Maximum. «Il fallait me couper de la musique», nous dira-t-il d’entrée de jeu sur ce ton toujours très posé, typique de l’homme beaucoup plus à l’aise engouffré dans un studio d’enregistrement qu’exposé sur une scène. «Certaines choses ne changent juste pas.» En effet, lorsqu’on se rappelle le buzz médiatique qui avait suivi l’arrivée de Radio maximum dans les bacs il y a quelques années, puis la forte rotation du clip Les princesses, on se souvient aussi cette image souvent (faussement) accolée au principal intéressé d’un être aigri, voire carrément fermé aux journalistes, qui ne livre rien. Et ce, bien en deçà du souvenir gardé de nos rencontres précédentes avec le jeune homme et qui, bien au contraire, nous avaient laissé l’agréable impression d’un dialogue fluide. Doublé d’un plaisir quasi coupable à écouter puis réécouter ce Radio maximum et ses prédécesseurs. Trêve de flatteries. Ainsi, en attendant la sortie imminente du nouvel opus, Les vacances, à paraître quelque part durant l’été, entretien avec l’homme derrière la machine. Welcome back. Mur du silence Suivant l’exil, plusieurs changements ont modifié le sinueux parcours du projet depuis les dernières nouvelles. À commencer par un remaniement de personnel qui nous réserve d’ailleurs quelques surprises gardées pour le moment sous silence complet, le temps de deux concerts à Québec et Sherbrooke pour en tester l’efficacité avant que le public montréalais ne le découvre tôt ou tard. Et si l’attente entre le dernier album et celui à venir a pu paraître longue pour plusieurs, on ne parle tout de même pas ici d’un comeback. «On ne peut pas conserver une hype à son apogée de façon constante. Nous avons connu une belle attention et puis ça s’est naturellement dissipé. Et voilà un nouvel album, quatre ans plus tard.» Sugar, Love & R’n’R «Joey Ramone a déjà affirmé s’inspirer de toute la merde qui s’impose dans nos vies pour la célébrer et peut-être ainsi l’embellir, à défaut de la rejeter. En disant fuck off, ça devient un peu une façon de célébrer la vie. Bien que ça cache aussi une certaine mélancolie.» En cela, les principales dualités qui nourrissent Le Volume Était Au Maximum. À s’en gaver. Sur un ton joyeusement naïf et un sentimentalisme aux allures exacerbées. «C’est une musique à plusieurs paliers. Il y a quelque chose de pointu même si c’est sucré. C’est ce que j’ai toujours cherché à créer.» Une muse qui extrait la beauté de ses souillures. Et de sucre raffiné. (Stéfane Campbell)
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