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Plante Ta Femme est un nom connu des habitués de la scène locale. Ces derniers devront cependant s’habituer au nouveau nom du groupe réduit simplement à Femme. Ambitieux au possible, Julien Aidelbaum, chanteur de la formation nous partage ses craintes, ses appréhensions et ses projets après un été de pérégrinations à l’intérieur de la boîte à Miouze. Aperçu lors des gros festival comme les FrancoFolies et Osheaga, les quatre musiciens de Femme (alors Plante Ta Femme) ont passé l’été à se produire dans une boîte en bois, la boîte à Miouze, publicité payée par le portail web miouze.ca. Aidelbaum reconnaît l’importance de la vitrine offerte par ce qui était presque devenu leur maison. «On a joué partout à Montréal. Des fois, c’était légal et des fois, ce ne l’était pas.» C’est dans un français quasi-impeccable que le leader du groupe nous raconte son été, bien qu’il soit issu d’un milieu anglophone et qu’il n’ait pas parlé un mot de français avant l’âge de huit ans. Ceci expliquant cela, on comprend pourquoi le groupe chante en anglais. Femme aime bien par contre incorporer certains éléments de la langue de Gainsbourg à sa mixture électro-glam-rock, comme ce nom, Femme, «extrêmement important» selon Aidelbaum. Pourquoi d’ailleurs se libérer de ce nom qui portait à diverses interprétations dont plusieurs menaient à croire à la misogynie de la formation? Ce n’était pas dans un esprit violent que les quatre Montréalais avaient décidé de nommer leur groupe ainsi. Ils entendaient Plante Ta Femme au sens de jardiner, affirme Aidelbaum, sans qu’on ne comprenne exactement où il veut en venir. Il ne faudrait par contre pas être dupe, ce changement de nom n’est selon toute vraisemblance pas étranger à l’imminente entrée de Femme dans le giron Saboteur qui connaît déjà son lot de problèmes avec la prose, pourtant expurgée, d’Omnikrom, entre autres quand vient le temps de le faire rapper à La Fureur. C’est d’ailleurs beaucoup grâce à ses concerts en première partie de Numéro# et d’Omnikrom que Femme a pu se rallier quelques fans, même si aucun album du groupe n’est encore disponible en magasin. «Notre musique peut plaire aux deux fan bases», espère Aidelbaum. On a pourtant affaire à un groupe rock quand on assiste à un concert de Femme, bien que sa proposition comprenne plusieurs éléments relevant davantage de la musique électronique. Le premier effort du groupe, à paraître quelque part au printemps, s’inscrira, selon Aidelbaum, dans ce qu’on pourrait qualifier d’«esprit de melting-pot musical». Femme y recevra de nombreux collaborateurs provenant de différents milieux (rock, punk, électro), «un beau mix des cultures». On pourra y entendre les chansons engagées de Femme. (Plante Ta) Femme, un groupe engagé? C’est du moins ce que prétend Aidelbaum qui veut «chanter sur les gens qui brisent les cœurs», ce qui constituerait le «message le plus engagé au niveau des émotions», lui pour qui «le plus grand engagement se situe au niveau de soi-même». En concert, vous pourrez l’apercevoir en compagnie d’une vache en plastique, sorte d’équivalent d’Eddie d’Iron Maiden, vache qui «représente les cœurs brisés». On ne comprend pas tout à fait encore une fois où on veut en venir avec cette vache allégorique. Espérons qu’avec son album, Femme mettra les choses au clair.
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