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Le petit tavernier
Après un super souper de bouffe portugaise pas chère, direction le 917 Main Street, Vancouver. Les Breastfeeders en tournée largueront quelques bombes dans ce soi-disant «Vancouver’s hardcore bar», chef-lieu des crasses et taches. Quand on est venus déposer nos guitares plus tôt, la saleté de la veille était intacte: salle puante, sol très collant garni de canettes et bouteilles éclatées. (Pourquoi on a pas de canettes dans les bars au Quibic?) Graffitis partout, peintures, posters, porte de toilette pendante. C’est vraiment pas pire. L’enseigne extérieure dit: Cobalt Motor Hotel. Magnifique. En plus c’est un hôtel à putes/crack. Soir. Il pleut. Jeux vidéos avec Monsieur Brien. Lui adore les guerres antiques, il joue à «1942». Moi je prends le pinball «Lethal Weapon III». On regarde avec admiration la distributrice âgée où il reste 2 vieux sacs de Tato Skins. Kikine, en voyage avec nous dans l’Ouest lointain, m’offre un shooter de vodka ($4) sous la sculpture plafonnière constituée de 4 tricycles qui font l’amour, tressés ensemble. Faut vraiment venir au Cobalt pour trinquer avec Wendy, la gérante-barmaid punk de 45 ans (mettons), couverte de macarons, les cheveux blonds dressés vers la décoration de type Apollo 13 au plafond. Elle semble antipathique mais après un Wendy Special (Jager-ginger ale dans un verre à scotch)($0), elle me sourit un peu. Faut aussi venir au Cobalt retrouver Chi Pig, le chanteur de SNFU oui oui, homme à tout faire du bar. Kikine, fan depuis ses 14 ans, se prend en photo avec lui. Ti-Joe-les-Tîts pis moi on va fumer dans la ruelle-tunnel qui longe l’hôtel. Un long graffiti orne le mur. Je l’éclaire au briquet pour vous: «If you don’t come from the ghetto, don’t come to the ghetto.» Je retourne au bar. Ils vendent de la Dude Beer en canette. Ç’a l’air terrible. Je reste avec la Pacific Pilsner en pinte ($3! Excellent prix pour un pauvre en tournée, pis pour tous les punks qui se tiennent ici.) Nos amis Norvégiens de Bonk terminent de jouer, éclairés par derrière par 2 spots rouges. On installe nos amplis. On descend notre petite bouteille de rhum cachés derrière les colonnes de son. Puis on enfourche nos grands décibels en criant «Yah!». Ça danse, ça crie, ça va. Je sèche sur place après le spectacle. Nebula embarque sur la scène. Coquille St-Jean notre technicien du son me paye un Wendy Special ($0). Bat Slayer notre batteur se fait bousculer par un gars qui porte un casque de football en mousse molle (??) courant partout. Nebula conclut une heure plus tard. Les Spectateurs achètent leurs lasers et t-shirts avant de disparaître. Il reste nous, Wendy, Chi Pig, 5 filles pis 2 gars qui me paient des whisky-7 énormes ($0). 2am, heure de l’affreuse fermeture Canadienne, les lumières s’allument. Tout le monde allume une cigarette à la mémoire des clients envolés, embarrés dehors. Je suis en grande conversation volatile molle avec 3 filles (voir photo), dont la fille de Wendy la barmaid-gérante. Assez étrange. Kikine prend plein de photos à mon insu. Kikine me vole plein de cigarettes à mon insu. Éventuellement on s’en va. Vu que je suis une vieille guidoune je fais plein de becs à la patronne avant de partir, en essayant de pas déplacer son mohawk Canadien ni de me piquer sur un des 80 macarons qui ornent sa froque. Embrasser un cactus. Parcourir une rue de Vancouver en volant à basse altitude. Faire des bulles de pluie.
2 commentaires
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1 novembre 2007
Yo Buddy!
La culture canadienne me fascine vraiment, elle ressemble tellement à celle de Beloeil, tu trouves pas? Salut Ti Joe Les Tites et son bazou, son petit singe fumeur qui a brûlé le tapis du pannel avec Galaxie 500 à Sudbury…Rock for those who can’t rock!!!
PeTiBo
12 mai 2008
i live to give