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Le petit tavernier
Ça y est. Ça fait un bout qu’Édouard Hardcouille pis moi on veut venir ici ensemble. Aujourd’hui, ç’a finalement adonné. Nos articles vont se croiser. C’est notre patron Matrice Marron qui va être content. On a attrapé Davine Branger pis on est descendus au 1603 Ontario Est, près de Papineau, dans le feu de l’action. Pis quand je dis feu je dis feu. L’enseigne extérieure inclut une pub pour Boots, ou Froots, je sais pus. J’imagine que cette compagnie commandite la façade Est. Y’a longtemps que je veux participer à cet endroit, pis je me sens bienvenu immédiatement: un papier dit «petite O’keefe $3,25 merci», une annonce annonce une épluchette de b.d., une autre dit que Jacques Boily s’occupe du karaoké les mercredis et jeudis. J’ai un peu peur, les monstres de Loto-Q se tiennent près de la porte pour sucer les innocents qui s’approchent trop près. Ok je suis prêt. Davine paye la première ronde de notre démolition-derby, $6,50 chaque grosse. Vu qu’il fait beau on file vers la terrasse énorme, garnie de parasols Folsom Import, la vraie bière de Verges. Belle grosse terrasse où l’équipe Hardcouille-Branger fume tout ce qu’elle peut de tabac Amérindien pasqu’à l’intérieur, «défense de fumer sous peine d’expulsion», dit un papier. Mais à l’intérieur c’est pas pire quand même, le karaoké bat son plein: un travesti noir de 7 pieds chante tout doucement «I will always love you». Ah oui c’est vrai j’ai oublié de vous dire qu’ici, c’est le repaire d’une faune bien colorée, qui vient fausser et se réchauffer entre 2 services. Une sorte de quartier général des travailleurs-euses du sexe. Vu qu’ils servent des ailes de poulet au bar, je vais faire une superbe blague: ici on trouve du gras trans, pis des gars trans. Ha-ha. Des amis nous joignent. Yuanu Spagata, Charge Fatane, Margarine Beurrée qui a mis pour l’occasion sa belle brassière zébrée que je pourrai pas lui enlever ce soir pasqu’elle a amené son fiancé Eddé Védeur. Quoique Eddé Védeur s’endort sur sa chaise après 10 minutes pasqu’il est trop beurré. J’ai peut-être une chance pour le soutien-gorge. Je longe le mur vers les toilettes, passant entre la scène et le décor éclairé par derrière qui représente la ville de Quibic en fibre de verre. Pas possible de pisser, y’a toujours du monde en train de se poudrer dans les toilettes. Barnack de poudre. Ça doit être Loto-Q qui a inventé cette marde-là. Je vais dans les toilettes des filles à la place. Ici ça fait pas de différence. Margarine est là à parler cheveux et maquillage avec un petit travesti nommé Prince. Il me dit: «Tu ferais mieux de pas venir ici, tu vas te faire sortir. À moins d’être un client avec une fille, ou ta copine mettons, tu peux pas rester.» Bon. Retour à la terrasse. Margarine dit: «Je viens de voir l’ancienne éducatrice de mon fils. Elle est rendue avec une belle face de crack.» Ça me rappelle qu’aux toilettes j’ai vu un étui à seringue par terre. Je citerai maintenant Davine Branger: «On est au coeur du vice ici.» Moi qui pensais que c’était chez Hardcouille, le coeur du vice. «…et c’est ainsi qu’Édouard Hardcouille, satisfait, ortourna dans son taudis, dormir pieds et poings liés.»
5 commentaires
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2 novembre 2007
câlibine.. dire que j’ai osée rater ça moi.
4 novembre 2007
Ah ben ya pu de karaoke! fini pour l’hivers ! Le barman étais corect ou pas ??? Le bar est super je trouve ! Sagit d’etre ouvert d’esprit et on sy fait du fun en mase ! le monde est sociable en criss !!!
25 décembre 2007
et bien c’est la meilleur place pour voir les plus belles catins a pénis de montreal.
24 mars 2008
aller voir le site web http://citibar.blog4ever.com
12 mai 2008
effectivement: câlibine