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Livres
14 mars 2008
Candide Proulx

de Cormac McCarthy

Un homme, son petit garçon, survivants de la fin du monde. Tous les deux cheminent à travers montagnes et villes désertes à la recherche de légumes en canne, de vêtements, d’espoir. Il ne reste plus grand-chose, tout a été pillé déjà. Le ciel gorgé de cendres cache le soleil, il fait froid et les routes sont arpentées par d’inquiétants cannibales.

Vous voilà sur La Route imaginée par Cormac McCarthy (No Country For Old Men, Blood Oranges) dont l’imaginaire est loin de faiblir malgré ses 74 ans bien sonnés. Si la fin du monde hante nos esprits contemporains, aucune fiction récente n’a si cruellement exposé l’angoisse de l’anéantisation. McCarthy invente un monde tellement stérile que rien n’y pousse plus, où de pauvres hères cherchent parmi les ruines quelque vestige qui pourrait les aider à partir le feu, où la barbarie et la violence sont une façon de passer à travers les jours, un pandémonium où plus rien ne peut être fondé.

Alors pourquoi lire ce livre? Pour la bouleversante relation entre le père et le fils, pour la vérité qui apparaît dans le dépouillement de l’écriture. Car avec les choses, les mots tendent eux aussi à disparaître.

La Route
Cormac McCarthy
Éditions de l’Olivier

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