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Reportages et entrevues
11 juillet 2008
Dominic Tardif

Fanny Bloom joue peut-être les prima donna sur scène, chevelure frisée luxuriante et mouvements du corps théâtraux, elle est, au bout du fil, des plus pondérées. Et c’est peut-être ce trait de caractère qui a permis à son trio, La Patère Rose (complété par KiloJules et Roboto de Misteur Valaire), de remporter les grands honneurs lors des dernières Francouvertes. Fanny Bloom approche la scène et étudie le travail de ses confrères et consœurs comme peu. «On est allés chaque lundi voir tous les bands et je pense que d’avoir fait ça, ça nous a aidés.» Son assiduité portera les fruits que l’on connaît, mais que La Patère Rose n’attendait pas forcément. «Tout le monde savait qu’au fond c’est juste un concours et que ça change pas le monde», répète-t-elle avant de reprendre plus lucidement: «quoique dans notre cas, en ce moment, c’est en train de le changer.» Parce que sans tomber dans la louange aveugle devant laquelle Bloom se prémunit sagement sachant que «si les médias ont tendance à tout le temps mettre la hype sur nous autres, après on a de la pression en cibole», il est réjouissant, mais étonnant, de voir le groupe participer, aussi tôt dans sa carrière, au festival Osheaga. «J’ai hâte de me trimballer là-bas avec ma petite corde au cou marquée Artiste», avoue la Sherbrookoise d’origine, ou Sherbrooklynoise pour les exégètes. La suivront à coup sûr au parc Jean-Drapeau plusieurs fiers membres de cette nouvelle patrie musicale, au sujet de laquelle elle reste somme toute circonspecte, du moins en ce qui a trait à la réelle signification du mouvement. «Je pourrais pas te dire c’est quoi à la fin Sherbrooklyn», admet-t-elle avant de rajouter que les relations entre les membres de la bande (Le Citoyen et Misteur Valaire entre autres) sont davantage de l’ordre de l’amitié que de l’émulation artistique. Fanny Bloom poursuit donc son travail de chercheuse et de performeuse entrepris adolescente et s’efforce toujours de raffiner son écriture. Pour l’ex-étudiante en Lettres, les mérites littéraires d’une chanson n’en garantissent pas l’efficacité. «J’ai changé ma façon d’écrire parce que c’était trop littéraire. Fallait que je m’adapte à de la chanson pop. En fait, en ce moment, je suis encore en train d’essayer de me trouver un style d’écriture, qui s’en vient j’ai l’impression.» Souhaitons-lui, car la bande est déjà en studio en compagnie de Loïc Thériault. www.myspace.com/lapatererose 9 juillet – Café-bar Le Zinc, Festival OFF de Québec (Québec) 30 juillet, Francofolies de Montréal 3 août – Parc Jean-Drapeau, Festival Osheaga (Montréal) 28 août – Cégep du Vieux-Montréal (Montréal) 5 septembre – Place des Moulins, Concerts de la Cité (Sherbrooke)

Zemanta Pixie
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