CHRONIQUES
L'abominable homme des cons
Simon Jodoin
Miss scène locale
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André Péloquin
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«I have a dream that one day…»
Je zappe et je matte
Jean-Nicolas Labrie
Pour passer mon clip à MusiquePlus…
Ondes souterraines
Stéphane Martel
Le syndrome Club Price
L'abominable homme des cons
10 avril 2008
Simon Jodoin

Olivier Robillard Laveaux signait le 27 mars dernier sur son blogue Scène locale publié sur Voir un court billet intitulé Journalistes vs blogueurs où il déployait les bases d’une polémique entre les n’importe-qui-pouvant-s’ouvrir-un-blogue et les experts de la culture, engagés et payés pour leurs compétences à trouver des scoops et à discerner la valeur des produits culturels. «Un blogueur, écrivait-il, sauf exception, n’est pas journaliste ou critique. Il donne son point de vue pour le simple plaisir de s’exprimer et obtenir de l’attention. Faut pas en faire un plat.»

De son côté, Olivier Lalande, journaliste au Nightlife Montréal, nous conviait dans sa chronique Stop ou encore à une sorte de tutorial en deux parties intitulé La critique pour les nuls dans lequel il s’employait à donner quelques conseils aux aspirants critiques artistiques qui sévissent un peu partout sur l’interzone… Tu veux critiquer mon grand? Tu veux donner ton avis ma grande? Ok, mais écoute mes conseils, j’en sais plus que toi…

Dans un autre ordre d’idées, mais sur la même trame de fond, une polémique comme je les aime prenait lieu le 20 mars dernier sur le site web de Bande à Part alors que le poète Tony Tremblay, qui est aussi critique et animateur radio, signait un commentaire peu élogieux à l’endroit du dernier disque de Ivy, Slamérica. Défiant toutes les règles de la tempérance, Ivy a cru bon de répondre, assez maladroitement, et a tenté de dénoncer l’étroitesse d’esprit du poète-critique, lui reprochant d’être partial et affirmant, sans même une petite gène, que «par rapport à la chanson je pense que j’en sais plus que vous».

Comme on peut s’en douter, cette petite chicane virtuelle a donné lieu à plusieurs commentaires subséquents, les uns reprochant l’incompétence de Tony Tremblay, les autres dénonçant la vanité de Ivy… Encore ici, on a pu retrouver le même genre d’argument d’autorité: Monsieur Tremblay connaît ça très bien, il baigne dans la culture depuis le berceau, il est respecté de ses pairs et autres sornettes du genre.

Pour bien des lecteurs de l’interzone-localo-émergent, tous ces épisodes sont d’une banalité sans nom, une sorte de reprise, à l’âge adulte, des grands matchs de mon-père-est-plus-fort-que-le-tien si populaires dans les cours d’école, et pour cause. Les blogueurs continueront à bloguer et les experts journalistes continueront à jouer au roi de la montagne, sans se rendre compte que la butte de neige qu’ils défendent sera peut-être bientôt un océan de slush…

Et pourtant… Toutes ces discussions pourraient servir de base à réflexion sur l’essence même de l’esprit critique… Que signifie «critiquer»? Est-ce que savoir «discerner» est une compétence que l’on obtient sitôt que l’on est payé pour donner son avis? Est-ce que simplement occuper le poste de critique au sein d’un journal ou d’un quelconque média fait en sorte que l’on est automatiquement doté d’un esprit critique à toute épreuve?

Un des grands pièges de la pensée, qui fait obstacle à toute forme de discernement, c’est justement l’argument d’autorité, ce fameux «mon père est plus fort que le tien» qui prennd plusieurs formes connues: «je connais ça plus que toi, je suis payé pour le faire, je suis respecté par mes pairs, etc». Il s’agit là, sans aucun doute, du premier artifice de l’imposture, de la poudre aux yeux la plus répandue et la plus évidente.

Vous en doutez? Selon vous, avoir une vaste culture, une réputation ou mieux un emploi où vous êtes payé pour donner votre avis devrait servir de critère pour établir la capacité de discerner d’un individu et éventuellement ses compétences comme critique? Laissez-moi rire… Si tel était le cas, chers amis, nous en serions encore à frotter des bouts de bois pour inventer le feu…

L’évolution de la pensée humaine, dans toutes ses ramifications, qu’elles soient culturelles, scientifiques ou philosophiques, dépend justement du fait qu’un n’importe-qui-sorti-d’on-ne-sait-où peut remettre en question ce qui a été établi par n’importe quel expert à la réputation intouchable. Les fondements même de la philosophie occidentale reposent sur le fait qu’un Socrate pouvait passer au crible la sagesse acquise de ses contemporains ou qu’un Jésus, quidam né dans une crèche qui ne savait probablement ni lire ni écrire, pouvait réinterpréter les saintes écritures… La quasi-totalité de notre littérature actuelle prend racine dans les propos de ces va-nu-pieds pour qui l’argument d’autorité n’avait aucune valeur…

Alors, si vous voulez me le resservir aujourd’hui, grand bien vous fasse… Mais pour m’en convaincre, vous avez quelques milliards de milliards de pages à réécrire… Commencez maintenant, je vous attends…

«Tu es le plus sage des hommes Socrate, car toi seul sait que tu ne sais rien.» C’est à peu près la réponse que Socrate a reçu au temple d’Apollon, à Delphes, alors qu’il se demandait «qui est le plus sage des hommes?»

Alors n’hésitez plus, blogueurs de tout acabit et critiques à la petite semaine… Profitez du même conseil et surtout, ne l’oubliez pas lorsqu’à votre tour, vous ferez autorité…

11 commentaires
  1. JF FORTIER dit :

    Mais non, voyons, c’est génétiquement prouvé que ceux qui reçoivent un salaire pour donner leur opinion sur de la musique ont eu leurs oreilles façonnées par le Président du Bon Goût en personne… Le + drôle là-dedans, c’est que la plupart des musiciens insistent pour que ces experts se prononcent sur leurs chansons, et ce faisant, leur donne une influence beaucoup plus grande qu’ils ont en réalité. Sinon, Linda Lemay aurait arrêté il y a longtemps de chanter et moi, je serais millionnaire… Un journaliste est payé pour rapporter l’information et non la créer. Il n’y a que dans le milieu culturel où on essaie de faire l’inverse (le fameux buzz). Encore une fois, si ton rapport de force avec la réalité est réel (y’a du monde à tes shows, tu vends des disques, on t’invite un peu partout…) tu finiras un jour ou l’autre par attirer l’attention de ceux dont c’est le métier de rapporter ce qui se passe. Et qu’ils le fassent en bien ou en mal, ce n’est pas grave… (je vous jure Kaïn c’est pas grave). C’est ce qui s’est passé dernièrement avec Tricot Machine. Tout le monde a donné son opinion et on les voyait partout pcq’il y avait un réel buzz autour d’eux, avant même que les médias ne se les accaparent. Là où ça marche souvent moins bien, c’est lorsqu’on veut se servir des journalistes pour qu’ils parlent de nous, espérant ainsi que cela amènera du monde dans la salle et que ça fera vendre des disques, alors que c’est pcq il y a du monde dans la salle et que tu vends des disques que les journalistes se pointent à ton show et parlent de ton disque… Anyway, pour ce qui est de la Sagesse, n’oublie pas que c’est pcq on a mangé du fruit de la Connaissance du Bien Et du Mal (pas juste du Mal, du Bien aussi(!)) qu’on est toujours porté à avoir une opinion et à se positionner. Alors nul besoin de réécrire quoi que ce soit, au contraire, il faut se tenir loin des mots et du langage, car ils nous ferons toujours basculer d’un bord ou de l’autre… La Sagesse ne serait-elle pas l’art de ne rien juger et de jouir de tout?

  2. André Péloquin dit :

    Ce que je trouve « dommage » de cette « saga » (c’était ça ou « ze Ivygate »), c’est que — pour boucler la boucle — la bande de BAP fasse appel à un intervenant extérieur (http://www.bandeapart.ca/edito.asp?id=69).

    J’sais pas… ce n’est sûrement pas le cas, mais ça fait « Man Down! Man Down! on a besoin d’backup! Pschhhhhhhh! Je répète, on a besoin d’backup! » un brin.

  3. Simon Jodoin dit :

    Ah ah Sorel Péloquin… Effectivement, ça fait un peu ça. :-)

    Toujours est-il que, je ne sais pas là là là, mais quand je surfe sur nicolaslangelier.com, je ne trouve que 5 critiques de disques dans ses archives, dont 4 écrites en 2004…

    … Mettons que comme backup, on aurait pu trouver mieux :-)… Je peux me tromper cependant.

    ===

    @ JF Fortier

    Tu écris : “Un journaliste est payé pour rapporter l’information et non la créer. Il n’y a que dans le milieu culturel où on essaie de faire l’inverse (le fameux buzz). Encore une fois, si ton rapport de force avec la réalité est réel (y’a du monde à tes shows, tu vends des disques, on t’invite un peu partout…) tu finiras un jour ou l’autre par attirer l’attention de ceux dont c’est le métier de rapporter ce qui se passe. Et qu’ils le fassent en bien ou en mal, ce n’est pas grave…”

    Sauf le respect que je te dois, il me semble que tu confonds ici le rôle de journaliste et le rôle de critique. Qu’il n’y ait personne à tes shows, que ton disque se vende à 500 exemplaires, ça ne change rien au fait qu’il demeure une création qui peut être écoutée et critiquée comme telle… Un critique ne “rapporte” pas la nouvelle. Il donne son avis sur un produit culturel…

    Cela dit, je ne crois pas que l’on peut distinguer clairement la “création” de la nouvelle et le fait de la “rapporter”… Il s’agit là de deux concepts solidaires selon moi, comme le recto et le verso d’une même feuille de papier… Les médias en parlent parce qu’il y a un buzz, le buzz se propage parce que les médias en parlent… C’est un cercle où il est assez difficile de distinguer clairement l’oeuf de la poule.

    Ey je refuse catégoriquement l’idée que le succès de tes ventes et de tes shows soit une condition pour qu’il y ait “nouvelle”.

    S.

  4. La Marsouine dit :

    La honte du blogueur. C’est un peu la nouvelle mode. Pas seulement au niveau de la critique musicale. Je la trouve très drôle parce que je travaille dans une salle de rédaction d’un quotidien qui se veut grand et qui l’est pas mal. Récemment, j’expédiais un lien vers mon humble bout de blogosphère à une copine, journaliste, pour lui montrer une photo drôle. Celle-ci s’empressa partager la photo et, de ce fait, informa autrui que je me commettais sur le web. Et voici où je veux en venir avec cette histoire. Un journaliste avec qui je travaille de me dire: «ah oui? j’irai voir. J’espère que ce n’est pas l’un de ces blogues où n’importe qui donne son opinion sur n’importe quoi, c’est tellement ridicule!». Suscitant chez moi un bizarre sentiment de honte d’avoir osé anecdotisé (je sais je sais) mon quotidien sur le web.

    Le discours condescendant du journaliste vers le blogueur n’est pas que l’apanage du critique artistique. Il l’est aussi de l’ensemble de la communauté journaliste. Et pourtant, ne serait-ce que la présente course à l’investiture démocrate qui se déroule aux U.S. of A. nous démontre à quel point ces nouveaux médiums (blogues, YouTube, etc.) peuvent avoir un impact immense sur l’actualité et la nouvelle. Que le blogue soit une voie de donner une voix (héhé!) à monsieur-madame Tout-le-monde, un lien de contact avec des amis, un carnet de voyage ou encore un cahier d’essais de création, que ce soit, pour certains, un travail rémunéré (journalistes blogueurs) ou une activité prise très au sérieux par des «amateurs» (comprendre ici non-rémunérés), c’est un outils incroyable de démocratisation de la sphère publique, comparable dans un sens à l’invention de l’imprimerie. L’imprimerie a permis à tous d’avoir accès à l’information, le web permet à tous de la commenter et y contribuer.

    Peut-être en fait que l’élite qui, jusqu’ici, avait le monopole de l’opinion et l’information, a seulement peur de perdre le monopole de la parole au profit d’une masse moins organisée mais ô combien plus réelle.

  5. nelson dit :

    Voila!

    “l’élite qui, jusqu’ici, avait le monopole de l’opinion et l’information, a seulement peur de perdre le monopole de la parole au profit d’une masse moins organisée mais ô combien plus réelle.”

  6. JF FORTIER dit :

    Je veux bien que personnellement tu “refuses catégoriquement l’idée que le succès de tes ventes et de tes shows soit une condition pour qu’il y ait “nouvelle” mais j’ai bien peur que ce soit là la façon dont procède ceux qui font la “nouvelle”. Et cela n’est ni bien ni mal, cela n’est que logique. Lorsque tu t’adresses au monde, il faut bien que le monde se sente concerné. Je sais que j’ai l’air de dire de grosses évidences mais d’un autre côté, je sais aussi (pour avoir déjà pensé comme ça) que beaucoup de créateurs voient chez le critique un relais essentiel à leur oeuvre, et que si l’écho n’est pas favorable, cela peut suffire à expliquer l’ “insuccès”. Alors que ça n’a souvent rien à voir…
    Si cette semaine Arianne Moffat fait la une du Voir, ce n’est pas parce que son dernier album est génial ( il n’est pas encore sorti, et elle en vendra en partant plusieurs milliers… avant même que les critiques du jeudi et du samedi se soient prononcés…) mais bien parce qu’elle en a déjà vendu 200 000. Et oui cela mérite de l’attention car c’est assez exceptionnel de donner l’envie à 200 000 individus de débourser pour écouter tes chansons.
    L’art lorsqu’il est significatif devient toujours commercial, il n’a pas le choix car il devient un objet d’échange…
    Bien sûr, si l’argent a dans l’oeil du créateur une connotation négative, l’importance de la critique devient primordiale car il est là pour témoigner strictement de l’esthétisme de la chose…
    Mon point: quand ce que tu fais finis par rejoindre une masse quelconque, cela a potentiellement beaucoup de chance d’être considéré par ceux dont c’est le métier de s’adresser à plein de monde en même temps (en d’autres mots les médias). Mais si pour x raisons, le critique s’intéresse à toi (positivement ou négativement) alors que ton rayonnement est plutôt limité, il est rare que l’avis exprimé par les experts en musique va jusqu’à transformer l’indifférence en succès.
    En passant, c’est bien parce que je suis confronté à ce défi que je t’écris. Je prépare mon nouveau record et j’ai envie d’en vendre plus que les 1500 que j’ai écoulé avec mon dernier. Avant, par principe de “pureté artistique”, je me serais bien gardé de me remettre en question et d’analyser les relations entre la création et sa diffusion, et j’aurais laissé aux bons soins des journalisté de rapporter oh combien mon disque est génial…
    Mais bon je sais pas ce qui me pogne mais pour la première fois de ma vie, j’ai envie de faire du ca$h avec ma muse…
    Ce doit être la sagesse qui rentre…
    En re-passant, t’es peut-être pas d’accord avec moi, mais en ce qui concerne ta chronique, je suis d’accord avec toi…
    Et la Marsouine a bien raison…
    À+
    JF

  7. shakakan dit :

    pero que pasa?

  8. Moukmouk dit :

    Allons les journalistes sont les serviteurs d’un ordre établi qui est en train d’exploser. Quand on est payé par Desmarais ou Péladeau, notre mandat est de remplir de conneries le trou autour des pubs… et surtout rien d’intelligent ça risquerait d’entrer en contradiction avec la pub.

    Il n’y a plus d’informations parce que ça risquerait de faire fonctionner la démocratie. Ce qui est important de dire a) les politiciens sont des vendus, comme ça les grandes entreprises ne se voient pas menacer par l’état. b) vive le sport à la télé. c) les services publics c’est de la merde, il faut privatiser tout cela.

    Chaque fois qu’un journaliste te crachera dessus, n’oublie pas qu’il est payé par un exploiteur pour le faire.

  9. Simon Jodoin dit :

    Hola tous!

    JF FORTIER a dit : “l’argent a dans l’oeil du créateur une connotation négative”.

    Pas dans le mien…

    Soit dit en passant, je ne suis pas en train d’être d’accord ou pas d’accord avec toi… On jase là…

    ===============

    Moukmouk a dit : “Allons les journalistes sont les serviteurs d’un ordre établi qui est en train d’exploser. Quand on est payé par Desmarais ou Péladeau, notre mandat est de remplir de conneries le trou autour des pubs… et surtout rien d’intelligent ça risquerait d’entrer en contradiction avec la pub.”

    Voilà un genre de généralisation que je n’accepte d’aucune manière. On peut bien penser ce que l’on veut des empires médiatiques, mais voir tous les travailleurs de l’information comme des “serviteurs” payés pour dire des conneries pour vendre de la pub, ça me semble être d’une simplicité qui frôle l’idiotie.

    S’il suffit d’être payé par Péladeau pour être un serviteur de la connerie, eh bien, ça fait pas mal de disquaires desquels il faudrait se méfier… Et pas mal de groupes ditribués par Sélect aussi… Et tous les artistes et artisans des médias et des variétés.

    Voir tout est noir et blanc est un raisonnement simple pour se dispenser de saisir toute la subtilité des couleurs…

    S.

  10. Moukmouk dit :

    Le noeud du problème est là! Dans un magasin de disque, on attend à ce que le vendeur tente de vendre. Dans un journal on voudrait que l’intellectuel qui s’appelle un journaliste ait un construit, une opinion basée sur des critères, une continuité de réflexion, et on lui demande de juger d’un concert, d’un disque à partir de cette continuité. Le critique musical, ne critique pas un disque, il essaie de faire évoluer la musique dans une direction, et il dit pourquoi.

    Malheureusement, cette critique-là a disparu parce que les journaux sont devenus des catalogues du groupe financier dont ils dépendent.

    La convergence a un but.

  11. Nosferat dit :

    Je suis on ne peut plus d’accord avec cette opinion cher ami Jodoin ! Car si vous parlez de musique, ce genre de cas peut s’appliquer à la plupart des domaines.

    Cette chasse-gardée du bon goût donne la nausée. Le malheur est que pas mal de monde se plie à ce genre d’autorité. Comme si la passion pour les arts, entre autres, était l’apanage d’une unité d’élite cantonnée derrière ses positions. J’en ai assez de ces ecclésiastiques du royaume esthétique qui se permettent de pourfendre ou d’aduler à notre place en nous demander de faire nos aumônes et de fermer notre gueule.

    J’ai terminé mon doctorat en philosophie à l’université Laval (oui, je sais, c’est pas nécessairement brillant) et j’en ai côtoyé des têtes bouffies d’orgueil et de suffisance ! À ce que je constate, c’est pas tellement différent dans les autres milieux.

    Enfin, comme a si bien dit Montaigne : “Choisir un bon conducteur qui ait la tête bien faite plus que bien pleine !”

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