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Reportages et entrevues
29 mai 2008
Carole Bertrand

Killswitch Engage est un groupe très surveillé: ni dans la réinvention du métal, ni dans son adaptation au goût du jour, plutôt dans son rajeunissement. Retour aux racines, mais avec un souffle neuf qui ne s’éloigne jamais trop.

Depuis la sortie de As Daylight Dies en novembre 2006, Killswitch Engage a sillonné le monde pour porter ses belles paroles, haut et surtout fort. C’est au Québec et au Canada que s’est conclue cette tournée en mai, au moment où le guitariste Joel Stroetzel répondait à mes questions et que le groupe débranchait ses amplis pour prendre un repos bien mérité avant un probable prochain album fin 2009.

Killswitch Engage… Qui est responsable de votre nom?
(Rires) Bon, alors essaie d’imaginer… Le monde est comme un gros interrupteur géant. Tu l’éteins, tu attends un moment que le calme revienne et que toute la folie autour cesse. Et tu réengages vers quelque chose de différent!

Et cette devise: «Pas de raccourci, pas de compromis»?
Disons que la musique qu’on veut jouer, c’est celle qu’on aimerait entendre. On ne fait pas du métal parce que les vêtements noirs et les cheveux longs semblent être le truc à faire en ce moment.

Qui signe les visuels de vos albums? Je dois dire qu’ils sont excellents. Pour une fois que des crânes ne semblent pas tout droit sortis d’un comic des années 80…
C’est vraiment notre grande chance d’avoir le bassiste Mike D’Antonio dans le groupe. C’est vraiment un artiste complet. Et puis ça nous permet aussi d’avoir plus de contrôle sur ce à quoi nos albums ressembleront.

Wikipédia vous classe dans la Nouvelle Vague du métal américain. Ça t’inspire quoi?
Ça fait quand même 15 ans qu’on existe et quelque chose comme 40 pour le métal… Alors parler de Nouvelle Vague, je trouve ça étonnant!

Quand on vous écoute, on a un son très pur, des mélodies écrites, bref du métal avant les déformations du hardcore. Est-ce que c’est votre façon de proposer une alternative à ce qui se fait?
En fait, Killswitch Engage, c’était surtout l’initiative de Mike. Il avait envie de faire les choses autrement. On prend nos inspirations un peu partout, y compris ailleurs que dans le métal, et ça donne Killswitch Engage. On est très différents les uns des autres aussi. C’est un peu comme si chacun d’entre nous représentait un genre musical! Toute cette petite cuisine compose Killswitch Engage.

Vous achevez une longue tournée, quelle est la part de plaisir et la part de devoir?
Ça fait un an et demi que je les vois tous les jours… On a tellement de bons souvenirs d’un côté mais de l’autre, je commence à vraiment en avoir marre des pizzas!

As Daylight Dies est un album chargé d’émotion, entre l’obscurité du monde et les paroles portées par la voix claire de Howard Jones (en passant l’un des rarissimes Afro-Américains du monde du métal).

Indiscutablement beaucoup de modernité chez Killswitch Engage. (Carole Bertrand)

www.killswitchengage.com

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