|
|
RECHERCHER : ARCHIVES
ARTICLES LES PLUS CONSULTÉS
DERNIERS COMMENTAIRES
BANGBANGTVPODCASTS
|
Reportages et entrevues
![]() Les hyperblasteurs locaux de Kataklysm, aujourd’hui reconnus comme un incontournable dans la scène métal internationale, peuvent se targuer d’avoir l’un des plus impressionnants cheminements parmi leurs confrères. Bien avant l’avènement Cryptopsy – et tous les regards tournés vers la métropole à vouloir dénicher le nouveau groupe extrême from Montreal, Kataklysm roulait sa bosse sur un mode à peine plus sobre pour vite être repêché par le très respectable label allemand Nuclear Blast. De là, il aura su se construire une réputation plus qu’enviable secondée ces jours-ci d’un neuvième album studio, Prevail, tout juste arrivé dans les bacs. Au passage, ajoutez à cela une signature (le fameux Northern Hyperblast) assez féroce pour l’inscrire dans le lexique spécialisé et vous commencez à saisir l’ampleur du parcours. Ainsi, à l’écoute du dernier rejeton, force est d’admettre que le groupe n’a rien perdu de son agressivité, voire de sa véhémence brutale. C’est donc sans merci (sic) mais tout de même à quelques compromis près qu’il y approfondit toujours le violent filon creusé et peaufiné au fil des années. Ce avec un doigté toujours plus agile: probable fruit des nombreuses tournées ajoutées à sa feuille de route depuis In the Arms of Devastation. Déjà adulé par la critique, le quatuor émerge de nouveau pour mieux réaffirmer sa pertinence. «Je me souviens en 93-94, quand on travaillait avec Cargo Records, que le contrat de disques avec Nuclear Blast est arrivé et que les choses ont vraiment décollé. J’étais tout jeune et facilement impressionnable. Une grosse tête de l’industrie m’avait d’ailleurs bien averti de profiter des quelque cinq ou six années qui s’en venaient parce que c’était la moyenne de temps d’existence des groupes de notre trempe. Je m’étais tout de même dit qu’il pouvait en être autrement pour Kataklysm et nous voilà quinze années plus tard, plus forts que jamais», nous dit non sans fierté Maurizio Iacono, vocaliste au sein de la formation. Du coup, l’homme qui jouait de la basse aux tout débuts de l’histoire se fait un devoir de ne jamais oublier la communauté qui l’a propulsée. «C’est dans la scène métal montréalaise qu’on a tous grandi, que l’on s’est formé. C’est certain qu’il y a un désir à vouloir l’honorer. Du coup, on a été les premiers ici à aller aussi loin, à être reconnus sur le plan international donc, pour nous, c’est aussi très gratifiant d’avoir persisté aussi longtemps, à une si grande échelle. Autant c’est cool d’avoir le privilège de continuer, autant on se souvient aussi d’où l’on vient. Et si Kataklysm peut donner l’exemple aux plus jeunes groupes qui commencent, j’aurai l’impression de redonner à ma communauté, de faire exactement ce que j’ai à faire.» Tout et son contraire Et comment présente-t-on le nouvel opus? «C’est l’album le plus autobiographique à ce jour, des thèmes très près de nous, très fight for what you believe… Musicalement, ça sonne très fort. Les gens qui l’ont entendu ont eu un mouvement de recul tellement c’est lourd! Bien sûr, on ne voulait pas refaire un deuxième In the Arms of Devastation (paru en 2006) et je crois bien qu’on a réussi. C’est beaucoup mieux structuré ici. Le point fort est surtout au niveau de la production qui est beaucoup plus ramassée. Jean-François Dagenais, guitariste de la formation qui a également produit l’album, a vraiment su tirer le meilleur des sessions.» Et que ceux qui ont grincé des dents en tendant l’oreille au premier single se rassurent: «il y a de tout, autant le son ultra agressif que le côté plus slow et catchy du groupe. Les fans de la première heure sont servis et ceux qui recherchent plus une mélodie pourront aussi y trouver leur compte. Parce que c’est ça aussi le son Kataklysm.» Un son qui tend toutefois à se distancer du hyperblast (mélodie + blast beats) qui a jadis établi la formation comme un leader du mouvement. «C’est surtout devenu une sorte de tradition aujourd’hui. Et puis c’est quelque chose que les gens ont décidé de nommer comme tel mais nous ne nous sommes jamais dit consciemment que l’on allait s’asseoir et composer du hyperblast. Évidemment, c’est très cool d’avoir un terme associé à nous qui n’existait pas avant et qui est aujourd’hui entré dans le jargon métal – ce sera toujours flatteur. Mais je crois que l’on a upgradé… du moins, je l’espère! Disons que c’est notre signature.» (Stéfane Campbell) Prevail en magasin depuis le 27 mai. 7 juin – Medley (Montréal)
Pas encore de commentaire.
Laisser un commentaire
|
|
|