RECHERCHER :

Reportages et entrevues
26 février 2008
Stéfane Campbell

Le trio banlieusard montréalais flirte depuis déjà quelques années avec la scène pop-punk locale. En effet, bien que l’histoire du groupe soit relativement brève, les jeunes hommes qui le portent à bout de bras s’évertuent depuis maintenant quelques années à jeter leurs états d’âmes sur des mélodies. Tantôt dans la langue de Shakespeare (au sein du maintenant défunt Prolead) puis en français avec le nouveau-né Kamakazi. Qu’à cela ne tienne, les gars n’entendent pas baisser le ton pour autant, loin s’en faut. En témoigne d’ailleurs l’album Tirer le meilleur du pire à paraître ce mois-ci sur Slam Disques. Avant-goût en compagnie du bassiste Gab Prévost.

Quelles seraient les principales différences entre Prolead et Kamakazi, considérant que les trois membres ont fait partie des deux formations?
Nous étions quatre musiciens dans Prolead et la chimie n’opérait plus trop avec le quatrième membre. On avait douze ans quand on a commencé, donc c’est certain que les choses changent beaucoup dans ces années-là. Notre batteur actuel (Ryan Stevenson) jouait de la guitare dans Prolead et il voulait depuis quelque temps absolument jouer de la batterie. Quand on s’est retrouvés après la fin de Prolead pour jammer, c’était vraiment pour le pur plaisir de se revoir et rejouer ensemble, rien de bien sérieux. Puis on s’est booké des shows et l’engouement s’est petit à petit fait sentir. Et le side project est devenu l’intérêt principal.

Slam Disques vous prend sous son aile et Énergie vous inclut dans ses artistes à surveiller. Avez-vous peur de la machine?
On trouve ça malade. On n’aurait honnêtement jamais pensé un jour recevoir autant d’attention. En même temps, on essaie de garder la tête froide…

En plus du Canadien de Montréal qui récupère une pièce de l’album pour sa pub…
C’est clair! Moi et Nick (Gagnon, chanteur de la formation), on est des fans de hockey. On jouait ensemble à une certaine époque. Et c’est certain que mon père nous prend plus au sérieux depuis qu’il a réalisé que notre chanson jouait sur RDS.

Quelles sont vos influences?
Pour ce qui est des influences qui nous ont tous marqués, je dirais blink-182 et Green Day. Sans quoi, on est très différents l’un de l’autre. Ryan écoute beaucoup de hip-hop, Nick va plus vers le rock classique comme The Police ou U2 et moi j’écoute plus des trucs punk d’aujourd’hui tels Yellowcard et The Used.

Que répondez-vous à vos détracteurs qui vous trouvent trop novices pour l’attention qui vous est accordée?
On ne se concentre vraiment pas sur les insultes. Je trouve ça tellement plate de vouloir descendre les autres parce qu’ils vont bien. On a grandi avec cette musique-là, on le fait parce qu’on aime ça, un point c’est tout. C’est une perte de temps d’y prêter trop d’attention. Et puis, on n’écrit pas sur la politique ou les causes environnementales, on ne connaît pas ça. On parle de trucs que l’on connaît, inspirés de nos vies. On fait de la musique avant tout pour avoir du plaisir. On ne voudrait pas se prendre trop au sérieux.

Tirer le meilleur du pire en magasin depuis le 19 février

www.kamakazirock.com

Pas encore de commentaire. Laisser un commentaire