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PODCASTS

Reportages et entrevues
11 juin 2008
Carole Bertrand

Plus de deux millions d’albums vendus en 20 ans de carrière, tout ce que la scène compte de festivals dans le monde, des tournées à n’en plus finir, neuf disques… Les Suédois de In Flames sont ce qu’on appelle un groupe accompli. Au point qu’on commençait déjà à leur reprocher une certaine usure avant que le très justement nommé A Sense Of Purpose ne vienne remettre les pendules à l’heure et rappeler que In Flames appartient à la race des Seigneurs.

Discussion préconcert aussi généreuse que mature avec le guitariste Björn Gelotte, entre les balances et les autographes.

Après 20 ans dans le même groupe, on se sent comment? Envie d’autre chose?
Je vois les gars plus que je ne vois mes enfants. Si je voulais résumer la façon dont je vis, je dirais que chaque nuit en tournée, je voudrais être à la maison et chaque nuit à la maison je voudrais être en tournée.

Qu’est-ce qui a changé en 20 ans?
Le public. Ils sont plus jeunes, il y a plus de filles, ils se mélangent avec la vieille garde, ils aiment être ensemble. Notre musique s’est démocratisée.

Vous êtes un des rares groupes à être à ce point abordables pour vos fans…
Je me dis toujours que si Dio me proposait de venir jouer de la guitare à côté de lui, je crois que je me ferais dessus!

Ça t’inspire quoi quand un fan se fait tatouer votre logo?
Ça ne veut pas seulement dire qu’il apprécie notre musique, ça veut dire qu’il en est fier et qu’il veut que tout le monde le sache. C’est un grand honneur.

Vous êtes deux guitaristes. Émulation ou compétition?
Ni Jesper Strömblad ni moi sommes des frontmen. Je ne suis pas un grand technicien de la guitare, donc je fais ce que je sais faire. Je ne veux surtout pas me lancer dans un jeu que je ne maîtriserais pas pour ensuite me planter. Je connais mes limites.

Avant d’être guitariste, tu as été le batteur du groupe pendant quatre ans. Ça te manque?
Damn, non! Ça fait beaucoup trop transpirer! (Rires)

C’est comment de jouer avec Mötley Crüe ou Mötorhead? Partager leur catering a-t-il changé votre façon de les voir?
Il y a beaucoup d’illusions que tu peux avoir sur tes idoles qui s’éteignent en pratiquant le même métier. Tu réalises que ce sont des hommes comme les autres. Mais à côté de ça, il y a des groupes comme Mötorhead qui joue Ace of Spades depuis 30 ans et chaque fois c’est encore meilleur. C’est la part du rêve que la réalité n’effacera jamais.

Est-ce que vous avez l’impression de faire partie de la famille des grands du métal?
Tu sais, tu peux très bien atteindre le sommet et une fois en haut te retrouver sur le cul et dévaler la pente. Ça ne veut pas dire grand-chose…

Et il conclut sur ces mots: «Je vais devoir te laisser, si tu veux on se reparle plus tard, mais là il y a un groupe de gens dehors qui nous attendent. Ils ont fait une longue route…» (Carole Bertrand)

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