|
|
RECHERCHER : ARCHIVES
ARTICLES LES PLUS CONSULTÉS
DERNIERS COMMENTAIRES
BANGBANGTVPODCASTS
|
Reportages et entrevues
![]() 11 novembre 2008
Stéfane CampbellAprès avoir piqué notre curiosité l’an dernier avec Half Baked VS The Ghost Underground, le duo renouvelle son spectre sonore en proposant ces jours-ci The Century of Foam for your Pleasure. Un pari pop que les principaux intéressés relèvent non sans angoisse, bien qu’assumant jusqu’au bout l’élan qui les portent – truffant au passage l’exercice de vocodeurs et autres flows hip-hop pour ne nommer que ceux-ci. Après un lancement réussi le mois dernier en ouverture du bien nommé festival Pop, nous avons discuté avec Yann «Aaron Maiden» Godbout et Philippe «Tototo Pwell» Bilodeau en canon (Lire: à 24 heures d’intervalle) des prémices qui ont mené à l’objet. «C’est un disque qui avait beaucoup été essayé en spectacle, nous dira Godbout, tout de go. On l’a composé dans la lignée de Ghost Underground en voulant pousser ce qui avait germé depuis. C’était surtout de savoir jusqu’où on pouvait aller avec ça.» Ce sur quoi renchérit Philippe en affirmant avoir donné carte blanche au réalisateur Étienne Dupuis-Cloutier [Le Roi Poisson] à pousser le tout dans une direction léchée au peroxyde. «On voulait un fini plus plastique, plus “produit”, sortir du carcan “puriste rock dans un sous-sol”.» Ce qui ne manquera pas de surprendre les habitués de l’esthétique garage jusqu’ici mise de l’avant par le tandem. «Tout cela est venu des clashs entre le léché et le rock brute. On voulait que ça ne sonne pas “trop comme ça devrait”. On a voulu maximiser les bénéfices de la réalisation d’album qui est très importante», soutient le musicien. Une fois l’expérience conclue, les jeunes hommes en arrivent toutefois à des anticipations diamétralement opposées quant à la réception de Century… Yann Godbout: «J’angoisse encore aujourd’hui à y penser. En même temps, c’est un pied de nez à un paquet de gens qu’on côtoie. J’ai voulu assumer toutes les idées que j’avais, sans compromis. On a voulu voir ce qu’on représentait aux yeux de plusieurs. Le vocodeur est ce qui m’angoissait le plus. À date, la réponse est bonne mais je ne voudrais pas avoir l’air du sell-out qui se lance en pop!» Bilodeau, de son côté, ne semble pas effrayé outre mesure, se rabattant sur l’adage «Parlez-en en bien; parlez-en en mal…» pour sublimer son urticaire. Sur le plan des textes – partie endossée par Godbout –, le propos se fait lui toujours aussi éclaté et donc fidèle à la tradition mi-cuite. À commencer par le titre qui renvoie à un essai du philosophe polémiste allemand Peter Sloterdijk qui laisse sa trace sur la réflexion du jeune homme. «Il a influencé notre esthétique autant que notre façon d’appréhender la compo. Il est loin de faire l’unanimité dans son pays, étant souvent accusé de faire plus dans l’opinion – surtout avec la trilogie des Sphères dans laquelle il va faire un gros cas de la société qui, selon lui, se construit toujours sur une couche de luxe.» Philippe Bilodeau, lui, y trouve son compte dans les plaisirs du studio. «La scène est un environnement plus trash, plus direct, tout le contraire du studio. J’adore me retrouver en studio, jouer avec la mathématique de la réalisation qui est plus dans le peaufinage, les arrangements», avant de conclure: «Yann c’est une machine; moi, je fais le tri.» (Stéfane Campbell) www.myspace.com/halfbakedband 14 novembre – L’Escogriffe (Montréal)
Pas encore de commentaire.
Laisser un commentaire
|
|
|