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Temporary Residence En juxtaposant la dépouille de moyens mise en lumière sur Redlight (2004) aux élans psychédéliques quasi wagnériens de Burning Off Impurities (2007), Grails donne ici suite à sa recherche d’équilibre entamée sur le mini-album Take Refugee in Clean Living plus tôt cette année. C’est donc sur des ambiances toujours aussi texturées – merci à une postproduction ridiculement méticuleuse – qu’on se laisse porter par ce qui tient de l’épopée sonore, déconstruite en sept fragments vaporeux et, par moments, exigeants. En ponctuant ses mélodies de guitares aux tonalités plus sobres dans les moments méditatifs pour réinvestir de distorsion et autres feedbacks un peu plus loin en ne perdant jamais de vue la fine ligne directrice de l’entreprise, l’on ne peut que s’incliner devant la charge aussi cérébrale qu’émotive qui en découle. Appuyé par une myriade d’invités surdoués, le quatuor de l’Oregon pourrait bien être le chaînon manquant entre le progressif et le stoner des années 70 et le post-rock contemporain. (SC) www.grailsongs.com
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