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PODCASTS

Reportages et entrevues
8 mai 2008
Stéfane Campbell

C’est un Darrin Pfeiffer survolté qui répond finalement à l’autre bout du fil. L’homme s’excuse tout de go de n’avoir pu honorer le rendez-vous initial, fixé une heure au préalable: une denrée aussi rare qu’appréciable chez nos chers amis musiciens. Processus d’adoption oblige, l’homme, un peu éprouvé, ressort tout juste d’un essoufflant meeting de cinq heures avec des intervenants sociaux. Noble excuse: nous nous inclinons. D’autant plus que Pfeiffer est probablement l’un des hommes les plus occupés de l’industrie, menant de front les rôles de musicien, producteur, agent et animateur de radio… C’est donc aujourd’hui au batteur de Goldfinger, formation californienne qui fêtera son quinzième anniversaire d’existence l’an prochain et dont le septième album studio Hello Destiny vient tout juste de voir le jour, à qui nous avons affaire. Entretien sur les chapeaux de roues.

Trois années auront passé entre Disconnection Notice (unique album pour le compte du défunt label Maverick et qui avait plus ou moins passé dans le beurre) et ce nouvel opus que Pfeiffer voit comme le homecoming du groupe, tant sur le plan du son que du nouveau label qui l’héberge. «Nous avons discuté du fait d’enregistrer l’album sous mon label High 4 Records, sinon d’en fonder un nouveau mais l’idée en rendait quelques-uns inconfortables. Nous étions déjà très proches depuis plusieurs années de Joe Sib et Bill Armstrong, fondateurs de SideOneDummy Records. La confiance était déjà quelque chose d’acquis et tous les groupes sous leur aile s’entendent pour louer les avantages de s’y trouver. L’offre s’est donc présentée et de là, tout s’est naturellement déroulé.»

Sur une même lancée, le groupe renoue ici avec Charlie Paulson, guitariste de la première heure qui avait abruptement quitté en 2002, à l’époque d’Open Your Eyes, n’appréciant guère la nouvelle direction prise par le groupe et évoquant d’irréconciliables différends à l’interne. «Il y avait de grandes tensions sur le plan artistique entre lui et John Feldman, guitariste, chanteur et principal compositeur du groupe, et il n’est pas nécessairement du même calibre que John au niveau de l’écriture. C’était une période creuse pour nous tous.» Puis, au fil des années, les tensions se sont dissipées, les hommes ont repris contact et l’envie de jouer ensemble de nouveau est revenue. «Fut un temps où nous étions tous en guerre les uns contre les autres et où personne ne voulait donner un pouce à l’adversaire, de peur d’y perdre quelque chose. Au final, bien sûr, c’est tout le contraire: il y a beaucoup plus à gagner. Disons que nous essayons d’éviter les blessures…»

En retrouvant son line-up original, la formation s’est du coup permis de revisiter les sonorités qui avaient jadis fait sa marque. «C’est définitivement plus agressif dans le mélange des genres. Un peu l’aboutissement de ce par quoi le groupe est passé au fil des années et un retour aux sonorités du premier album que les fans avaient beaucoup apprécié à l’époque.» Quand la formule fonctionne… (Stéfane Campbell)

Hello Destiny en magasin depuis le 22 avril

www.goldfingermusic.com

2 commentaires
  1. lorenz dit :

    Darrin Pfeiffer est en fait le drummer de Goldfinger et non le bassiste…

  2. Patrice dit :

    Corrigé, merci.

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