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![]() Dans la fameuse fable de La Fontaine, le renard dévore un brie tombé du bec d’un corbeau plutôt con. Le collectif indie folk de Seattle Fleet Foxes, lui, a un museau plus racé et se nourrit d’éloges depuis la parution de son premier album éponyme. Entrevue fromagée avec Skye Skjelset, guitariste et cofondateur de la troupe. Primo, pour briser la glace, votre groupe se voulait tout d’abord un duo formé lors de vos études secondaires. Déjà là, rêviez-vous d’une carrière ou ce n’était que pour passer le temps? Des années plus tard, Fleet Foxes est maintenant un quintette qui réunit autant des musiciens qui se sont auparavant fait connaître dans des projets plus électro à la Crystal Skulls ou encore plus rock à la Pedro The Lion. Qu’est-ce qui réunit autant de musiciens au parcours si bigarré dans un projet aussi folk que le vôtre? La plupart des médias ont de bons mots pour votre CD. The Guardian a notamment écrit que c’était déjà «un classique de la musique états-unienne» alors que Pitchfork Media lui a donné la note exceptionnelle de 9 sur 10. Est-ce que toutes ces louanges vous influencent sur la route? J’ai lu plusieurs critiques de vos concerts sur des blogues et certains rédacteurs comparent ceux-ci à des expériences religieuses. On a écrit, par exemple, que «le public présent au spectacle était joyeusement bigarré: des jeunes, des vieux, des hipsters, des hippies, coudes à coudes, tous perdus en ce moment.» Mais qu’est-ce qui se passe pendant une prestation de Fleet Foxes pour mettre une foule dans un tel état? Puis finalement, pour rigoler, avec le succès vous entourant et le buzz autour de groupes comme The Cave Singers ou Aqueduct, est-ce qu’on serait témoin d’une résurgence de Seattle comme le Montréal des États-Unis en tant que capitale de la zizique alternative? (André Péloquin)
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