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Semi-automatique
Je vais vous confier un truc plutôt honteux: la plupart des parutions de l’étiquette Ed Bangers me tombe sur les nerfs (voilà, je viens de perdre la moitié de mes copains Facebook!). J’avoue aussi que les personnes qui prennent l’ascenseur pour monter ou descendre qu’un étage (à moins d’être en fauteuil roulant et, encore là, on peut rouler en bas de quelques marches lorsqu’on est handicapé) m’invectivent. Mon pire secret demeure tout de même mon ignorance totale en ce qui concerne le marché de la scène noise montréalaise. Ceux pour qui le Montréal musical est toujours synonyme d’Arcade Fire, Omnikrom ou Tricot Machine, pénétrez le merveilleux monde de Brise-Cul Records! Le bon, la brute et le Saguenay… «On fait quand même une bonne job!, enchaîne le Saguenéen d’origine à propos de sa concurrence entre deux lampées de sa chope. J’aime bien ce que Pasalymany fait paraître par exemple.» Malgré son succès international, les intentions de la maison de disques de Sasseville demeurent tout de même locales. «Mon but principal avec Brise-Cul maintenant, c’est de faire connaître des groupes locaux à l’extérieur.» L’une de ses formations qui pourraient se faire botter le derrière hors de la province pourrait bien être Les Temps Liquides qui livre bientôt un nouveau brûlot sur ce label. Tout faire à la botch… En attendant de découvrir ce nouvel opus ainsi que les entrailles musicales de Brise-Cul Records, je vous laisse avec une dernière confession ahurissante: la première fois que j’ai passé la nuit chez ma petite amie, j’ai inondé la salle de bain de crème à raser en confondant cette bouteille – décorée de fleurs très rococo cucul – avec une bonbonne de purificateur d’air. Je suis smooth comme ça, en effet.
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