CHRONIQUES
L'abominable homme des cons
Simon Jodoin
Miss scène locale
Le petit tavernier
Sunny Duval
Cabaret Fun Spot / Cheval Blanc
Semi-automatique
André Péloquin
Haute fidélité?
Un pied dans bouche
Ed Hardcore
Satan en taxi
Foulosophie 101
Francois Gourd
Castor et Pollux
Télémathysme
Catherine Mathys
Belle bête
Du haut de la King
Dominic Tardif
Sherbrookoise chronique
Base art visuel
Julie Ledoux
«I have a dream that one day…»
Je zappe et je matte
Jean-Nicolas Labrie
Pour passer mon clip à MusiquePlus…
Ondes souterraines
Stéphane Martel
Le syndrome Club Price
Semi-automatique
8 août 2007
André Péloquin

Je vais vous confier un truc plutôt honteux: la plupart des parutions de l’étiquette Ed Bangers me tombe sur les nerfs (voilà, je viens de perdre la moitié de mes copains Facebook!). J’avoue aussi que les personnes qui prennent l’ascenseur pour monter ou descendre qu’un étage (à moins d’être en fauteuil roulant et, encore là, on peut rouler en bas de quelques marches lorsqu’on est handicapé) m’invectivent. Mon pire secret demeure tout de même mon ignorance totale en ce qui concerne le marché de la scène noise montréalaise. Ceux pour qui le Montréal musical est toujours synonyme d’Arcade Fire, Omnikrom ou Tricot Machine, pénétrez le merveilleux monde de Brise-Cul Records!

Le bon, la brute et le Saguenay…
«C’était une affaire de criage pis de lançage de morceaux de métal au début», clame le grand manitou du label. Martin Sasseville, lorsque interrogé sur les humbles débuts de sa petite entreprise. «On a enregistré ça sur une cassette puis on a appelé ça Brise-Cul à la blague!», poursuit-il en faisant référence aux Cent-Vingt Journées de Sodome du Marquis de Sade. Six ans plus tard, la démarche s’est précisée, la technique s’est raffinée et le marché s’est développé pour ce genre musical indéfinissable. «Montréal est un peu isolé de la scène noise expérimentale nord-américaine, mais j’vends quand même un peu partout à travers le monde… comme au Texas ou encore en Scandinavie. Y’a un genre de following qui suit ce qu’on lance depuis quelques années», poursuit Martin alors que la serveuse du bar remplace son compact de Coldplay pour du bon vieux Bowie.

«On fait quand même une bonne job!, enchaîne le Saguenéen d’origine à propos de sa concurrence entre deux lampées de sa chope. J’aime bien ce que Pasalymany fait paraître par exemple.» Malgré son succès international, les intentions de la maison de disques de Sasseville demeurent tout de même locales. «Mon but principal avec Brise-Cul maintenant, c’est de faire connaître des groupes locaux à l’extérieur.» L’une de ses formations qui pourraient se faire botter le derrière hors de la province pourrait bien être Les Temps Liquides qui livre bientôt un nouveau brûlot sur ce label.

Tout faire à la botch…
Groupe rock hétéroclite qui captait récemment l’attention du public grâce à son surprenant CD Le truc c’est de faire tout à la botch paru sur Paf! Disques (Le Volume Était Au Maximum et compagnie) en 2006, Les Temps Liquides se réinventent sur cette nouvelle offrande. «Le fait qu’il soit sur Brise-Cul a orienté sa conception et sa réalisation, intervient Frank Liquide, leader spirituel du projet. J’ai poussé tout plus dans le tapis pour que ça soit plus direct ou darce ou expérimental. Ça manque d’unité car ça provient de diverses sources et ça manque d’unité strictement musicale aussi, mais bon… Le but, c’était de se la jouer défonce LTL style!»

En attendant de découvrir ce nouvel opus ainsi que les entrailles musicales de Brise-Cul Records, je vous laisse avec une dernière confession ahurissante: la première fois que j’ai passé la nuit chez ma petite amie, j’ai inondé la salle de bain de crème à raser en confondant cette bouteille – décorée de fleurs très rococo cucul – avec une bonbonne de purificateur d’air. Je suis smooth comme ça, en effet.

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