CHRONIQUES
L'abominable homme des cons
Simon Jodoin
Je dis fuck off dans les deux langues
Le petit tavernier
Sunny Duval
La fête à Don, Don Plantès
Semi-automatique
André Péloquin
Julie Couillard est le nouveau Seattle…
Un pied dans bouche
Ed Hardcore
Qui brosse les cheveux des licornes?
Foulosophie 101
Francois Gourd
Peuple, à genoux attends ta délivrance.
Du haut de la King
Dominic Tardif
Quand je fais ma part pour Tourisme Sherbrooke
Base art visuel
Julie Ledoux
Ottawa au rythme du IIIe Reich et Montréal entre deux mondes
Je zappe et je matte
Jean-Nicolas Labrie
L’été de tous les dangers
Ste-Barbe
Mike Bergeron
Un Colisée Bang Bang?
Base Art Visuel
10 avril 2008
Julie Ledoux

Les artistes en arts visuels du Québec et d’ailleurs ne se sont pas gênés pour éviter le proverbe En avril ne te découvre pas d’un fil. Plusieurs installations au style débridé et personnel prennent l’affiche en ce début de printemps. Voici, sans préméditation je vous le jure, des expos aux thèmes et titres rappelant la nouvelle saison.

Connaissez-vous l’Usine 106U? Du 2 au 28 avril, vous pourrez y voir les œuvres de quelque 24 artistes en arts visuels dans une exposition appelée à raison Éclosion. Parmi ces artistes tous plus différents les uns des autres, on retrouve Mark Prent, artiste controversé s’il en est un, qui nous présente des sculptures cauchemardesques d’un réalisme troublant. Dans cette expo se trouve aussi Ani Müller, une artiste qui grandit dans la région de Lanaudière et qui, malgré une dyslexie innée, a progressé rapidement dans le monde des arts au Québec. Sa dyslexie, elle l’emporte avec elle dans ses œuvres en créant le Pays de la Dyslexie où règnent les différences et les imperfections. Les «Dyslexiens» d’Ani Müller sont représentés dans ses œuvres en des visages fragmentés et reconstitués. On rencontre ces personnages un peu comme un dyslexique aborde un texte: la difficulté est amplifiée et il s’agit d’un monde inaccessible. Cependant, les œuvres de Müller ont ceci de particulier: elles nous offrent la possibilité de comprendre ce trouble d’apprentissage par la déformation d’images qui amplifient le phénomène de dyslexie tout en nous le rendant plus accessible. Müller exposera aussi sa série Mouvement au Studio Bizz du 4 avril au 27 mai.

Au Centre des arts actuels Skol, Patrick Bernatchez se découvre devant nous dans une exposition multidisciplinaire où l’incubation et l’émergence de sa vision du monde nous frappent de plein fouet. Les thèmes de la vanité, du déclin et de l’aliénation sont abordés dans son expo Chrysalides présentée du 4 avril au 3 mai. Quelle thématique pour un printemps qui éclot tranquillement de son cocon! (Chrysalides… printemps… papillons… bon.)

L’Atelier Circulaire nous présente ses artistes en résidence de la dernière année avec une expo pour la relève intitulée La relève impressionne. Du 5 au 26 avril, Dominic Couturier (peinture), Martin Sénéchal (peinture et gravure) et Johanna Griffith (bois gravé et peinture sur papier) seront à l’honneur.

À l’espace 212 du Belgo (Projex-Mtl Galerie), allez voir l’expo de Lewis Stein, artiste originaire de New York. Drôle d’installation qu’est celle-ci où Stein tente de nous convaincre que «quand les vaches ne sont pas occupées à manger, ce sont des animaux très curieux». Vous êtes-vous déjà demandé ce qu’une vache pensait lorsqu’elle vous regardait avec ses yeux de… vache? Lewis Stein tente pour nous de percer ce mystère. Il s’intéresse aux vaches depuis 1983! Quand on parle d’un vrai projet qui s’achève… Bref, du 19 mars au 26 avril, allez découvrir nos amis les vaches en provenance de Suisse, du Colorado, de l’Indiana et de l’Irlande. Sortez vos bottes de cow-boy de votre garde-robe, allez humer la bouse de vache et voir ces jolies moues vous regarder d’un air bête.

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