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Reportages et entrevues
30 juillet 2008
Stéfane Campbell

Technique, virtuose et, oui, porteur de mélodies accrocheuses, le extreme power metal de DragonForce en laisse plus d’un pantois. Après trois tours du globe, vingt-six pays visités et quelque 240 shows, qu’en est-il pour la suite des choses de la formation londonienne? «La domination mondiale, rien de moins: nous en voulons toujours plus!» rigole Frédéric Leclercq, bassiste de la formation et seul représentant de la francophonie aux côtés de ses cinq complices anglo-saxons. Dans un exercice à s’affranchir de dénominateur strictement métal, voici que le groupe s’entiche d’une nouvelle horde de fans par l’entremise de la troisième édition du surpuissant Guitar Hero, grâce auquel les gameurs de ce monde n’en ont plus que pour ceux qui ont la pièce la plus difficile à commettre sur pitons. Sortant de sept mois passés en studio à travailler sur le successeur de Inhuman Rampage (Roadrunner Records, 2006), le groupe s’apprête à reprendre la scène d’assaut dans le cadre du Mayhem Festival. Prévu en magasin pour le 26 août prochain sous le titre Ultra Beatdown, Leclercq nous parle de l’opus à venir.

«C’est un album plus mature – bien que l’on dise cela après chaque enregistrement – et dans la continuité de ce qu’on avait fait avant mais avec plus de conviction. Avec le temps et les concerts et tout, on finit par réellement savoir ce qu’on veut. C’est un son qu’on affine, avec des influences black metal tout en demeurant du DragonForce», annonce d’entrée de jeu le jeune métalleux.

La bonne humeur qui l’anime tient sans doute en partie au fait d’avoir conclu les dernières retouches à un processus de création pour le moins rigoureux. «C’est horrible, on finit par en avoir ras le bol! C’est chiant dans la mesure où on compose et enregistre tout en même temps. Ce qui inclut qu’on reprend et refait tout au fur et à mesure. Je dirais qu’on surfait peut-être aussi les choses parfois. Disons qu’on est très perfectionnistes. Au bout de deux mois de répit, on réécoute et on réalise plein de nouveaux trucs. On prend les avis de tout le monde et on retombe dans cet état maniaque…»

Et qu’en retourne-t-il donc dudit son DragonForce selon le musicien? «Il faut que ce soit catchy, plein de grosses guitares et très rapide. Après quoi s’y greffent quelques nuances mais en somme c’est aussi simple – et complexe – que cela. Il y a aussi les inspirations provenant des jeux vidéo de notre enfance… en partie parce que je ne trouve pas qu’il y ait beaucoup de bons trucs qui se fassent ces dernières années dans le métal, nous nous inspirons surtout de ce qui se faisait dans les années 80-90.»

De l’inspiration d’une mélodie à la «tête d’affiche» d’un des jeux les plus populaires de ces dernières années, Guitar Hero 3: Through the Fire and Flames, la mèche est parfois plus courte que prévue. «On était tous des cracks de jeux vidéo dans notre enfance et ça part souvent de délires collectifs pour faire son chemin dans les pièces, ce n’est pas nécessairement volontaire. C’est tout de même rigolo de penser que des gens cherchent à recréer sur une console de jeux une pièce qui est peut-être partie d’une mélodie entendue sur un vieux Sega!» L’éternel recommencement. (Stéfane Campbell)

Ultra Beatdown disponible dès le 26 août.

www.dragonforce.com

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