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Cinéma/DVD
![]() Réalisé par Eileen Yaghoobian Vous les voyez un peu partout dans les centres urbains, quelques fois agrafées sur les poteaux ou placardées sur le mur d’un café, des affiches biscornues agrémentent le paysage. Certaines vous accrochent l’œil à un tel point que vous l’arrachez de son lieu d’exposition, d’autres vous troublent ou vous indiffèrent et vous les confondez avec les annonces de ventes de garage et les messages de chiens perdus. Reste que ces affiches sont le travail d’illustrateurs ou de graphistes dont vous ne connaîtrez probablement jamais le nom. Réalisé, produit et monté par Eileen Yaghoobian, une cinéaste canadienne d’origine iranienne, Died Young Stayed Pretty nous permet d’effectuer un petit tour d’horizon dans un milieu où la liberté esthétique a encore une raison d’être. La réalisatrice réussit même à capturer l’essence d’images de plus d’une cinquantaine de créateurs qui interviennent tout au long du film. Éclaté, le montage parvient à rendre justice au médium et comme c’est une sous-culture qui se métamorphose sans cesse, ce n’est pas une qualité à sous-estimer. La documentariste s’attarde alors aux techniques de la sérigraphie, aux inspirations tant politiques que sociales et aux vies alors précaires de ces artistes. Toutes ces dimensions donnent un résultat fort captivant, mais malheureusement peu riche en matière de faits. Et cela même si l’œil se ravit de tant de couleurs, de tant d’univers et de personnages singuliers. Avec des affiches de groupes autant obscurs que populaires, on en veut seulement encore un peu plus. Ensuite, on se désole que ces affiches aient comme date de péremption la journée du spectacle du groupe qu’elles publicisent et heureusement, on apprend que Gigposter.com, un portail web regroupe les posters de la scène indie rock depuis 2001. Ouf. Présenté à Pop Montréal.
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