ARCHIVES
CHRONIQUES
L'abominable homme des cons
Simon Jodoin
Miss scène locale
Le petit tavernier
Sunny Duval
Cabaret Fun Spot / Cheval Blanc
Semi-automatique
André Péloquin
Haute fidélité?
Un pied dans bouche
Ed Hardcore
Satan en taxi
Foulosophie 101
Francois Gourd
Castor et Pollux
Télémathysme
Catherine Mathys
Belle bête
Du haut de la King
Dominic Tardif
Sherbrookoise chronique
Base art visuel
Julie Ledoux
«I have a dream that one day…»
Je zappe et je matte
Jean-Nicolas Labrie
Pour passer mon clip à MusiquePlus…
Ondes souterraines
Stéphane Martel
Le syndrome Club Price
foulosophie 101
12 mars 2008
François Gourd

Les politiciens sont devenus des lavettes qui pensent plus à leur salaire qu’à leurs convictions politiques. Ils accordent plus d’importance aux sondages qu’au bien commun des Canadiens. La valse des hésitations électorales manque de rythme. On veut des élections qui sont de performances artistiques. Il faut transformer chaque politicien en artiste en les aidant à libérer leur créativité sans toujours être bandés sur le rendement économique. Leur apprendre à être gratuits, à faire des choses pour le plaisir et la vie. Leur apprendre à devenir des êtres qui se libèrent des besoins ridicules du paraître. Qu’ils cessent de se shooter du botox dans l’anus afin de pouvoir péter plus haut que le trou. Les élections doivent être des fêtes où les citoyens parlent, écoutent et dansent. Cette grande cérémonie où ils vont se prononcer sur des lois ou choisir des équipes qui auront à cœur le bonheur de tous. Nous préférons avoir la gueule de bois plutôt que la langue de bois. La démocratie doit être le jeu de la parole au peuple où les bulletins de vote sont des œuvres d’art aux allures de Pellan, Riopelle, Zilon ou Valium.

Développer une conscience collective, c’est arriver à trouver ensemble ce que nous voulons accomplir, ressentir et vivre. Se poser des questions et tenter de trouver des réponses. En fait, il s’agit de penser et d’échanger sur les sujets que nous croyons essentiels à la survie de l’humanité. Une notion d’urgence s’installe au fond de nos vies. Notre monde est malade et la fin du monde est devenu un sujet in. Notre chemin est celui des bouffons du maquis qui ont jalonné l’histoire de l’humanité: Diogène, Aristophane, Érasme dans Éloge de la folie, Molière, Jodorowsky, Breton, Gauvreau et d’autres illuminés qui ont laissé des miettes d’espoir dans le labyrinthe de cette société morbide. «We want the world and we want it now.»

Être heureux est la chose la plus révolutionnaire que je puisse faire, disait Patch Adams. Alors notre premier devoir est d’être heureux pour ensuite aider les autres à retrouver le bonheur perdu dans ce système de consommation. Reprenons les mots liberté, justice, amour et égalité, mots qui ont été détournés de leur sens par l’oligarchie de la publicité. Dépensons moins, pensons plus. Se regarder dans le miroir et voir une personne qui peut changer des choses dans ce monde pourri. Créer une histoire dont vous êtes le héros. Il faut prendre la parole et crier fort ce qu’on a dans les tripes, comme un chanteur punk ou une sirène de chantier.

Dans une lettre officielle datée du 26 juillet 2007, le directeur des élections du Canada dit que la nouvelle loi autorise n’importe qui à aller faire campagne dans les centres d’achat. «La Loi confère aux candidats et à leurs représentants un droit d’accès aux bâtiments, aux terrains, aux voies publiques et à d’autres lieux ouverts gratuitement au public. Les nouvelles dispositions prévoient une infraction pour les responsables d’un lieu public, comme un centre commercial, d’empêcher un candidat ou ses représentants de faire campagne lorsque l’endroit est ouvert gratuitement à la population. Ce droit d’accès existe pour tous les candidats, peu importe leur allégeance politique ou les idées qu’ils préconisent. […] Les personnes qui enfreignent ces règlements s’exposent à une amende pouvant aller jusqu’à 2000$ ou à un emprisonnement maximal de six mois, ou les deux.» Alors imaginez tous les musiciens, chanteurs, poètes ou comédiens allant présenter leur campagne-spectacle dans tous les centres d’achats, universités, cégeps, églises, métros, résidences pour vieux, etc.

Je suis le fou qui tente de réunir les princes et les sorcières afin de former un cercle, un bouclier pour résister à la bêtise. Je suis le tendre qui répand sa rumeur sur l’oreiller de la terreur. Je réfléchis comme le soleil, en répandant des pensées douces et des odeurs de miel sur le pavé de la réfolution. La folie a installé son hamac dans ma vie. La quête du fou se poursuit en tentant d’inventer la vie au fur et à mesure. Le foulosophe se retrouve seul dans l’urne qui contient les cendres du passé. Il ferme les yeux et cherche le contact avec les grands humanitous qui ont durant des siècles guidé la horde vers l’espoir d’un monde meilleur. Le fou dessine sur le sable l’île de ses rêves. Il reprend confiance par plaisir, par dépit. Être heureux par devoir… Il crée, c’est tout ce qu’il sait faire. Il crée un conte pour tous. Il forme un parti politique en tentant de lui insuffler une évolution. ¡Viva La Evolución!

Si la planète éclate, nous aurons au moins pu lancer notre cri de ralliement, notre cri du cœur. Le fou veut éliminer l’armée en la transformant en une horde de création. En remplaçant les fusils par des pinceaux, nos braves jeunes parcourront le monde en aidant les poètes, les musiciens et les artistes. Un parti qui veut partager la richesse en proposant le revenu minimum garanti déjà proposé par le très honorable Michel Chartrand. En taxant toutes les compagnies hors-la-loi qui se réfugient dans les paradis fiscaux, nous créerons pour les gens un paradis sur terre au Canada. Paradis fiscal, enfer social. Le parti proposera le démantèlement du gouvernement canadien et l’indépendance de chacune de ses provinces qui ensuite se réuniront autour d’un pichet de bière. Se libérant ainsi de tous les parasites qui ont mené nos pays à la banqueroute. Le Québec, une fois indépendant, s’activera à exploiter sa plus grande richesse naturelle, sa créativité. Des raves, des récitals de poésie, des festivals de musique, de théâtre et de cinéma seront autogérés par la population. Les gros lots du rire et du jazz seront redistribués aux comédiens et aux musiciens. Le parti propose l’éducation totalement gratuite. Des régimes de santé seront présentés afin d’éradiquer l’obésité qui prend plus de place dans nos autobus. J’ai envie de voir un VLB plein d’espoir.

Je suis toutiste et je crois en tout. De Dieu à Bouddha, de Zeus à Thor, à Hermes, à Isis, au Soleil, à la Vie. Je crois en l’infini. Je crois au Québec où tous seront égaux. Je ne suis pas aux hommes ni aux femmes, je suis odieux!

François Yo Gourd, V.I.P. Véritable Idiot Professionnel

3 commentaires
  1. Virgini dit :

    François, François, François, même si tu le sais, t’es un soleil!! :)

  2. Mélanïade automnale dit :

    Je suis entièrement d’accord!!! enfin un humain politique (dans le vrai sens de “polis”, en grec!) qui a pour but la vie et non l’élan vers la mort, et toutes les formes de destruction…

    Plutôt que d’être le seul être vivant qui détruit “son” écosystème (pas juste le “sien”!), on pourrait faire qqch d’intelligent. Je parle d’intelligence d’esprit , de corps et de coeur!!

    Gueulons de la poésie dans l’métro et dans les centres d’achats, utilisons les pancartes publicitaires pour peindre, jouons de la musique, faisons du théâtre dans les maisons de retraite!! Giguons au ministère!!!!

    je crois que j’ai vu votre vélo à corne proche de chez nous… hé hé hé!!!

  3. David dit :

    oui.

Laisser un commentaire