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Semi-automatique
Cher Bang Bang, soyons bref: je te quitte, car j’ai trouvé mieux. Non, ne pleure pas. Ça va saloper ton papier journal. C’est vrai. À quoi bon me faire chier à réveiller des rock stars tôt le matin quand je pourrais (sûrement) faire des millions en bloguant? Comme le conglomérat Transcontinental (The New York Times, Coup de Pouce et j’en passe) déployait en septembre dernier une première offensive sur la blogosphère québécoise en recrutant une dizaine de blogues d’affaires bien en vue dans la province (comme stephguerin.com par exemple), j’imagine qu’avec ce buzz qui refuse de mourir autour de la musique de chez nous, ce n’est plus qu’une question de temps avant qu’on m’offre des milliers de dollars en échange d’un espace publicitaire thématique (des pubs d’Alfa Rococo plutôt que des illustrations de ces damnés castors, j’imagine) sur mon site, voire des textes faisant la promotion de leurs merveilleux produits! Plus sérieusement, alors que de plus en plus de blogues à saveur musicale sont mis en ligne quotidiennement au Québec, est-ce que ceux-ci ont un quelconque impact sur le marché qu’ils promeuvent? Il y a quelques semaines, je proposais un reportage sur l’impact des blogues québécois à l’émission Franco Phil diffusée sur les ondes de CIBL (consultez le franco-phil.blogspot.com pour plus de détails). Pour ceux qui ne capteraient pas le 101,5 FM, je vous ai préparé un best of de ce qui s’est dit lors de ces entrevues. Dans le coin droit, on a Catherine Bélanger du fameux blogue Rock’n’Doudou (emetique.blogspot.com). Dans le gauche, l’attaché de presse d’Audiogram, Étienne Roy (audiogram.com pour les incultes). Alors que la première garde la tête froide devant l’intérêt autour de son passe-temps («Tsé, un blogue, tout le monde peut partir ça, un blogue! Ce n’est pas journalistique, c’est fondé sur rien, sur des impressions», musera-t-elle lorsqu’on fait l’étalage des mentions du sien dans les grands médias), le second constate déjà les aléas que cette mouvance pourrait prendre au cours des prochaines années. «J’espère seulement que ces gens-là vont rester intègres. Oui, c’est un espace personnel, mais c’est aussi affiché sur un espace public. C’est pourquoi j’espère que ces gens-là vont rester ouverts et laisser la chance aux albums peu importe d’où ils viennent et, qu’à l’inverse, ne considèrent pas que les disques d’un certain label.» Bien que les espèces sonnantes et trébuchantes tardent à se pointer dans les poches des artistes par des ventes supplémentaires de compacts («Y’a peu de blogues qui se concentrent sur la critique de disques, continue Roy. La plupart abondent dans les comptes rendus de concerts»), la blogosphère québécoise aide tout de même à la promotion de spectacles. «Ça m’est arrivé à quelques reprises de me faire dire dans un show que quelqu’un était là à cause de moi, confirme Bélanger. Ça, c’est vraiment cool quand ça arrive!» Là, j’aimerais bien terminer en abordant ce qui targue les blogues du terroir (sursaturation de certains artistes, montréalisation du contenu, patati et patata), mais cette dernière chronique s’achève. Adieu Bang Bang, je vais réaliser le rêve d’une vie: gagner du pognon tout en passant mes journées en bobettes. Tout ça grâce aux blogues! T’inquiète, je ne t’oublierai pas de sitôt. Une publication cochonne comme toi, ça ne se remplace pas aussi facilement. P.-S.: Achetez l’album d’Alfa Rococo! Mieux encore, cliquez sur mes bannières pis prenez-en deux!
3 commentaires
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1 novembre 2007
Avant que le monde s’emballe, spécifions que j’ai rien contre Alfa Rococo, je cherchais seulement un groupe d’ici dont j’avais vu des banderolles publicitaires sur le web… mais je déteste Bell (well ses pubs et son service internet) avec passion, par contre.
6 novembre 2007
Woe !! Je suis tel un enfant qui découvre tout un monde de rédaction libre ! Quel plaisir à lire tes opinions !
Je t’appuis dans la haine ”modeste” que tu porte envers Bell.
Je vais moi aussi, travailler en bobette sur mon blog de patate :-)
12 novembre 2007
Je n’ai pas vraiment d’opinions, c’est juste que je déteste pas mal de monde et d’institutions. Je suis un clown triste, finalement… un clown triste en bobettes en plus.