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Semi-automatique
Il y a dix ans cette année, je terminais mes études secondaires. J’aimerais vous en parler davantage, mais je n’ai que 500 mots à ma disposition et il y a déjà assez de personnes sur cette planète qui se foutent de ma gueule. Tout ça pour dire qu’en cette période nostalgique, je ne peux m’empêcher de constater que malgré le bond technologique, l’industrie du disque vient de piquer un sprint de 88 miles à l’heure vers le passé. Adieu, albums et acné, bonjour singles et assurances habitations. Alors que, selon les plus récentes statistiques de l’ADISQ, les ventes de compacts continuent de dégringoler (environ 5% moins d’albums se serait vendu en 2006 au Québec qu’en 2005… faut dire que nous n’avions vraiment pas besoin d’un nouvel album de Wilfred), les ventes de pièces numériques, elles, ne cessent de croître – piratage ou pas – sur les boutiques en ligne. Ainsi, plus de 1 470 000 pistes auraient été achetées en ligne, ce qui représente plus de 105 000 compacts… Le hic, c’est que ce ne sont justement pas des albums. Vingt-cinq ans après sa création, est-ce que le CD pourrait rejoindre les cassettes Beta, les Expos, les cassettes des jumelles Magma et autres reliques du passé? L’année même de la création d’iTunes, Peter Lowe, le directeur du département de marketing d’Apple, indiquait que seulement 46% des ventes étaient liées à l’achat d’albums entiers. «Personne ne devrait avoir à se procurer un disque entier pour écouter qu’une ou deux pièces en boucle. Notre point fort est qu’on permet aux consommateurs de se procurer à l’instant même LA chanson qu’ils ont en tête», confiait-il à MTV en 2003. Imaginez aujourd’hui! À des kilomètres d’ici, la formation rock irlandaise Ash a déjà choisi son camp. Après six albums qui ont fait un tabac sur les palmarès britanniques, le trio annonçait en juin dernier qu’il allait dorénavant se consacrer qu’à la production de singles. J’ai essayé d’obtenir une entrevue avec le chanteur Tim Wheeler pour avoir plus de détails, mais je n’ai toujours pas eu de nouvelles. Celui-ci est probablement terrifié à l’idée de se faire interroger par un soi-disant journaliste qui fait constamment des références à Back to the Future. Dans la mire: Emerson Drive
Un commentaire
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5 septembre 2007
Les statistiques de l’ADISQ sont assez inquiétantes pour ce qui est de la musique sous format tangible. Par contre, les données sont surprenantes au niveau numérique. Je ne croyais pas que le peuple québécois était aussi prêt à cette nouvelle forme de commerce. C’est tout de même encourageant en ayant lancé une nouvelle boutique en ligne récemment et ayant le projet d’y greffer une partie numérique. J’ai hâte de voir où en est réellement cette industrie quand les statistiques de 2007 paraitront.