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Le petit tavernier
6 rue Victor-Letalle, Paris Esqu’y’a quelque chose de plus beau que prendre l’apéro, attablé sur la terrasse d’un café le long du canal St-Martin? Oui y’a beaucoup d’autres moments aussi fabuleux dans la vie, mais celui-ci est vraiment pas pire. Je finis mon pastis et vais rejoindre Tony Truant mon Wampas préféré pour qu’on se rende ensemble au petit bar La Féline, le repère des Betty et Billy parisiens. Cachée dans une mini-rue près de Ménilmontant, l’enseigne avec une splendide femme-chat indique l’entrée. Bino le rockabille aux doigts tranchés recousus nous accueille. Je l’ai connu la première des 10 fois où je suis venu ici. Sympathique. Prunelle Caron est assis au bar. Il me rend la pile d’Euros qu’il me doit. Bien. Peut-être qu’il a vu l’ardoise anti-crédit qui dit «Fuck you. Pay me» pis qu’il a eu peur. Mias je suis pas très méchant. Je lui paye un demi (verre de bière en fût, 3 Euros, soit environ $4,50. Mais on s’en fout du taux de change. Je cite Dom Elbo en disant: quand t’es en Europe, un Euro c’est comme un Dollar. Laisse ton cerveau tranquille, il a assez fait de maths à l’école. Tout ce qu’il veut c’est flotter dans le vin pis le fromage). Je commande un Picon-bière pour moi (4 Euros). Je suis pas du tout intéressé par les roses du paki-qui-vend-des-roses-dans-les-bars. Les 2 seules filles à séduire tout près sont camionneuses je pense. Je vais garder mes sous. De toute façon, je suis pas du genre à aller vers une inconnute en disant «euh, tu veux-tu une fleur avec moi?». Quoique, si j’avais une tactique d’approche doublée d’un sens aigü de la conversation, j’irais voir Mots-Croisés Girl, une brune joliment femme, portant une petite robe blanche et noire comme une grille à remplir de mots doux mous durs et mûrs. Ou j’approcherais Bonnette, blonde coiffée d’un bonnet vert, gantée de vert, enrobée de vert sauf pour les épaules et le dos nus, prête à faire des affaires. (Haha quesque je rime, branchez-moi un micro quelqu’un.) Le disc jockey Chic Black nous remplit les ouies de rock pétrochimique. Manu Laine sort de la toilette avec une porte qui barre pas, contourne les onze personnes qui font la file pour venir me donner une claque en criant «Putain Sunny!», 2 mots bien assortis on dirait. Il me paye une pinte (5 Eurozes). Pour le remercier je nous achète du Planteur, mélange rhum-jus de fruits qu’on trouve dans une bassine qui traîne sur le comptoir avec un écriteau au-dessus: «Il fait beau, il fait chaud, buvez du Planteur! 5 Euros.» Une création de Pat Patron, brute rockab qui gère la place. Contrairement à souvent, pas de spectacle ici ce soir. Y’a assez de place pour que Nico Bolo danse avec les camionneuses. Même pas besoin d’enjamber l’orchestre coincé entre le bar pis la chiotte. Manu Laine m’emmène fumer sur le trottoir avec Clarisse Parisse. Je discute avec un bonhomme qui me donne un cigare Caraïbéen (que je fume en ce 10 février en écrivant cet article, en buvant une Jenlain blonde à votre santé.) On retourne à l’intérieur. Tony Truant, ce gredin, s’est sauvé à dos de mobylette. Mais pas avec Mots-Croisés Girl qui est toujours là. De toute façon ça ferme, il est 2 heures. Pat Patron envoie au fond du bar les Cools qui pourront rester tard, quand la grille sera tombée. Nous on fait pas partie des Cools. Alors direction: le Quartier Général (voir archives du Petit Tavernier sur bangbangtemort.com). Ça ferme à 6am mais les pintes sont à 8 Euros. Ishhhh. Ici Sunny Duval qui vous rappelle que les gens dans les bars avec des plaies ouvertes qui saignent pas sont bons à éviter. sunny@lesbreastfeeders.ca
2 commentaires
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7 mars 2008
Lire tes aventures éthylique me donne toujours soif Dumal…
12 mai 2008
…jusqu’à la dernière pout