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Un pied dans bouche
Est-ce que t’as déjà eu affaire avec les nouveaux parcomètres ? Ceux qui faut ortenir le numéro pis aller se vider les poches dans borne maîtresse à deux coins de rues ? Oui, non, je m’en contrecrisse au final, c’est pas ça le projet. Moé oui. Mais pour toi, la newbie, je t’explique en diagonal comment l’amazing robot avaleur de canards fonctionne. Downtown, ça coûte trente-six piasses US pour une pauvre demie heure. Dans le temps, je parle de quand les pubs de Rogers étaient cool, de quand MySpace était après promettre de révolutionner le réseautage, de quand tu t’initiais au ass to mouth, dans ce temps-là, tu pouvais accumuler tes minutes dins parcomètres. Tu pouvais même profiter du temps d’un autre, plus fortuné, qui était lousse sur le p’tit change, qui te laissait un quart d’heure en partant. Ce temps-là est révolu, oué madame ! Aujourd’hui, alors que les pubs de Rogers donnent mal au coeur, que MySpace pue la charogne pis le gif animé (un épileptique peut pas survivre sur MySpace), pis que chuis capable de glisser des anguilles vivantes dans tes bas-culotte, aujourd’hui tu peux p’us profiter du système tel la pire des criminelles — une serial pédo mettons —, oh no ! À c’t’heure, tu craches les piasses dans boîte, t’entres ton code, tu récupères le précieux reçu, pis c’est final bâton. Si t’orviens glisser un trente sous de plus tantôt, pour être safe comme « dans le temps », la machine reset. T’ortombes à trois minutes. Chling ! Je l’sais, j’y ai passé mes économies au printemps deux mille six. La crosse est claire pis pas subtile comme une chatte spreadée wide sur papier gloss. T’imagines-tu le cash que la Ville empoche avec ça, han ? Faque voici les instructions en queques étapes faciles pour crisser la marde(deux) dans ce système. Assure-toi d’abord d’avoir une coup’d’heures free (en après-midi, l’idéal), traîne deux piasses pis un exemplaire de Skinema dans ton sac, trouves-toi une place à proximité d’une borne maîtresse. Pis attends. Attends qu’un automobiliste — choisis un pilote de S.U.V. si ça t’enchante, sale hippie ! — vienne se parker parallèle. Tu l’installes dans ton collimateur. Tu le laisses se délester de ses ours polaires, pitonner son code (que t’as noté au préalable toi aussi) pis tu le laisses partir satisfait avec son reçu. Cue. Tu vas à borne pis t’alignes un caribou dans fente en rentrant le même code de l’aut’Joe Bleau. À ce moment super précis, t’ormets le compteur à zéro. Comme je te l’ai expliqué tantôt. Récupère le reçu pis ortourne à ta cache. Généralement, au bout de quinze minutes, un commis de la Ville va se présenter pour distribuer un ticket. C’est là que si t’es plusieurs pis pas juste « toi », tu fuckin crisses la marde du chien dans le système. La plupart de ces bozos contesteront ce ticket, crois-moi. Friqué pis cheap, c’est quasiment toujours synonyme. Devant toutes ces contestations en novembre-décembre (je compte réellement sur toi pour répandre le projet), la Ville devra inévitablement réagir. Pis peut-être, avec un peu de luck, ortournerons-nous à cette belle époque où on pouvait accumuler les minutes dedans un parcomètre. Nostalgie, quand tu me pognes le paquet ! (un) Pis je sais que ça fait deux en trois que le mot « marde » surgît dedans le titre de ma chronique. Faut faire avec, j’ai pas le vocabulaire vaste… Oké. Appel au fuckage de chien d’abord.
3 commentaires
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1 novembre 2007
J’capote su toé. J’aime ton écriture même si t’as pas l’vocabulaire vaste!
Eme.
1 novembre 2007
Osti de bonne iddée!
Fais juste chier de devoir faire un effort pour toffer la job de lire ton écriture de marde jusqu’a la fin. Le vra monde ont pas juste ça à faire, des efforts. Tsé.
28 novembre 2007
Ed, tu es démoniaque… et ingénieux.
Pis t’as toujours ton lot de groupies à ce que je vois!