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![]() À la fin de 2006, Albert Hammond, Jr. jetait l’ancre de ce qui allait lancer une carrière solo beaucoup plus importante que ce qu’il aurait pu imaginer. En effet, à la sortie du premier brûlot, Yours To Keep, le jeune musicien – reconnu principalement comme le 1/5 des Strokes – allait s’embarquer dans une tournée mondiale, armé d’un groupe bien à lui et soutenu par une critique très favorable pour ce qui se voulait, au départ, un petit side project. Tandis que les proclamés «sauveurs du rock’n’roll» s’essoufflaient au bout de cinq années de tournées consécutives à vouloir maintenir l’apogée atteinte par leur premier album complet Is This It, Hammond profita donc de la pause qui s’en suivit pour mener à terme les compositions qu’il traînait avec lui depuis si longtemps. Du coup, faisant écho à la réception du premier effort, le guitariste présente ces jours-ci un deuxième effort, plus consistant sur le fond et concis dans la forme, enregistré à New York, of course, avec ses complices de tournée désormais officiellement intégrés au projet. Il nous parle de l’évolution insoupçonnée de son parcours, de même que du fraîchement sorti ¿Cómo Te Llama?. Fraternité improvisée «Cela dit, l’expérience est complètement différente de ce que je fais avec The Strokes. Disons que j’apprécie beaucoup d’avoir la chance de travailler en deux temps.» Deux poids, deux mesures ajouterions-nous alors que le guitariste rythmique de l’un se retrouve à la tête de l’autre. «Je ne pense pas à moi à titre de chanteur mais bien à titre de musicien. Je me suis retrouvé dans cette position par la force des choses. J’aime jouer entre amis, partager des idées et, pour les besoins de la cause, je me suis retrouvé à endosser les partitions vocales plus souvent qu’autrement. Et à y prendre un certain plaisir.» À des lieues d’Œdipe Évidemment, nous devons, lorsque nous creusons le filon historique du jeune homme, aborder l’angle du patriarche qui l’a vu naître. Descendant d’Albert Hammond (duh!), fiston a tout de même grandi les deux pieds bien ferrés dans la musique. Et ce, bien que l’influence de It Never Rains In Southern California semble trouver des échos assez réservés dans ce qui caractérise le corpus musical de Hammond, Jr. «Je dirais spontanément qu’il n’y a aucune forme d’alliance entre son travail et le mien mais ça serait injuste. Je lui dois tout de même le fait d’avoir été encouragé à travailler sur ma musique, ce n’était pas quelque chose de futile ou de surréaliste pour lui. Pour ce qui est de sa propre musique, j’apprécie l’écouter quelques fois mais je ne peux pas dire que c’est une musique qui me rejoint réellement.» Et nous pouvons comprendre. En conclusion, quelles sont les impressions du rockeur quant à sa présence récente dans la presse people au bras de Agyness Deyn, ze top-modèle «ambassadrice de la youth culture»? «Ça peut être amusant d’y trouver de bonnes photos mais je dois dire que je ne lis pas vraiment ce genre de presse. C’est d’ailleurs surprenant de constater à quel point plusieurs personnes dont je n’aurais jamais même imaginé l’intérêt lisent ces trucs. Des amis très proches de moi! Mais au final, l’ampleur que je vais lui accorder déterminera les proportions que ça prendra dans ma vie, tout simplement. Et ça m’importe si peu. Je suis heureux avec elle, point final.» Définitivement libre de ses conventions. (Stéfane Campbell)
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