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Livres
14 mars 2008
Candide Proulx

Il y a des livres qu’on appelle les Beaux Livres. On les met bien en évidence sur la table à café et on souhaite ne pas en renverser (de café) sur leurs pages pleines de photos captivantes. Il y a les livres destinés aux cabinets d’aisance. Ils ne prennent pas de temps à lire, ils font sourire et ont plus de valeur qu’on pense. Il y a le recueil de nouvelles, de poésie, de brèves, qu’on ne sait pas quand lire parce qu’il requiert le silence et que le silence n’existe plus. Puis arrive le livre de Julie R. Doucet, petit calinours issu de l’étreinte inattendue des trois spécimens ci-haut répertoriés.

Dans ce petit recueil, noir et blanc, sans prétention, l’artiste a réalisé à partir de coupures de journaux des collages poétiques inspirés des grands thèmes que sont l’amour, la vie, la mort. Ça pourrait avoir l’air convenu comme ça mais NON! Le recueil est un délice et le style simple et intime de Julie R. Doucet n’est pas sans évoquer le travail de Sylvie Laliberté. À la qualité des textes s’ajoute la beauté minimaliste des collages, une beauté qui nous donne envie de les encadrer pour remplacer le laminé de minou angora qu’on affichait pour rire. Une lecture qui se lit bien, se regarde avec bonheur et qui donne le goût de se mettre au bricolage, nous aussi.

À l’école de l’amour
Julie R. Doucet
L’Oie de Cravan

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