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Un pied dans bouche
Bang Bang volume 2, fin. Janvier : Sébastien Filiatrault prend ma place dans section littérure. À ce stade-là, n’importe qui est une bénédiction. Faque j’en profite pour me mettre un premier pied dans bouche. Tout impressionné par le concept de la chronique, je raconte pas grand chose d’intéressant. Février : Je m’ortrouve dins annonces classées pis ça me fait vivre toutes sortes d’émotions étranges. J’ai peur pour mon saint cinquante piasses. En plus, un anonyme me traite de tapette sur le site du journal. Jeeeuh.. Mars : Après une offre de suicide assisté, je me choque noir ! Le graphiste rajoute « arf ! arf ! » sur ma photo. Chuis après essayer d’arrêter de fumer — je tofferai deux heures & quart, shame on fuckin me ! Faque je me pompe sur n’importe quoi pis je te présente le Morin d’Amérique. Avril : J’ai les jambes molles pis la bouche sèche : chuis au cinéma le six, c’est Grindhouse qui sort. Devant ce spectacle super violent super sexy, pis super cool, j’en oublie de plotter ma chick écartillée sur le siège d’à côté. Queques jours plus tard, Cho débarque à Virginia Tech déguisé en Rambo du futur, pis massacre que l’crisse. Mai : Je change la photo du headline, trop fake l’autre. Pis j’en profite pour partager ma vision du monde, rien de moins. Comment éviter une tragédie comme Virginia Tech ? Comment enrayer la pollution, empêcher la fonte des glaces, sauver les ours polaires pis les bébés phoques ? Comment se prévenir des attaques des big bad viaducs ? Comment éviter le pire pour not’belle planète ? Rayer l’humanité de la carte, période. Me semble que c’est clair. Juin : Je plogue la nouvelle maison d’édition de romans poulpes Coups de Tête. Je prépare le terrain impunément parce que j’ai rencontré Vézina en mai pis on s’est entendu pour que j’aligne une histoire de femmes en prison. Je te dis ça de même, ma toute fébrile : ça sort le 29 janvier. Juillet : Je me mets à Facefuckinbook. Tout un choc ! J’en ai pas assez de bloguer, de myspacer, de youtuber, de flicker, d’emailer pis d’écrire un roman ! Nah, j’ai juste assez besoin de facebooker. Une chance que j’ai Port-Cartier pis mes kids une coupe de jours pour me déconnecter, parce que. Août : Je deviens parano. Chuis un imposteur pis chuis certain qu’on va me démasquer dans pas long. J’en profite pour perdre ma job pis m’orcroqueviller sur moi-même. Septembre : Rentrée oblige, pis absence de réelle section littérature dans le journal, je conseille la lecture de trois livres que j’ai pas lus, pis un que oui mais que j’ai pas le droit d’en parler à cause de l’embargo média dessus. Octobre : Candide Proulx prend la direction de la section littérature, faqu’en spread, je raconte ma soirée au Citibar avec Sunny. Je fais une joke plate, ça me vaut du hate mail. Novembre : J’essaye de mobiliser la population pour une bonne cause, visiblement, la population préfère rester assise sur son gros cul. Yé. Une bonne main pour la population (voir « mai » pour plus de détails). Décembre : À l’heure où j’aligne ces mots ( 21h40 du 27 novembre), je sais pas encore comment je vas payer mon loyer le premier, pis je viens d’emprunter 6$ à mon coloc pour me procuer un paquet de clopes. Yé. Une bonne main pour moi. Orpose en paix, deux mille fuckin sept.
4 commentaires
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6 décembre 2007
Repose en paix, ca va bien aller..
7 décembre 2007
t’es un gros cercle vicieux mon beau
12 décembre 2007
J’dis comme Chose mais j’ajoute que j’aime ta prose. Où j’te lis?
14 décembre 2007
Adrien, c’est là que ça se passe :
http://edouardbond.blogspot.com
Sinon, t’attends le 29 janvier.